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Actualités santé

Pas de médicament inhibant la lactation sans raison médicale

[ Publié le 27 février 2015 ]

Les autorités sanitaires recommandent de n'utiliser les médicaments stoppant la lactation que pour des raisons médicales. Les femmes ne souhaitant pas allaiter pourront être orientées vers des solutions non médicamenteuses.

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Les médicaments à base de bromocriptine doivent uniquement être utilisés pour prévenir ou supprimer la lactation pour raison médicale après l'accouchement. C'est le résultat de la réévaluation du rapport bénéfice/risque de ces traitements par l'Agence européenne des médicaments (EMA).

Raison médicale
Dans certains cas justifiés médicalement, une jeune maman peut bénéficier de traitements médicamenteux pour inhiber la lactation. Parmi eux, les médicaments à base de bromocriptine, un agoniste dopaminergique, viennent de faire l'objet d'une réévaluation. "Ainsi, la bromocriptine doit uniquement être utilisée pour prévenir ou supprimer la lactation pour raison médicale après l'accouchement (comme en cas de décès intra-utérin, de décès néonatal, d'infection VIH de la mère...)", souligne l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). "L'utilisation de la bromocriptine dans l'inhibition de la lactation a été associée à la survenue d'effets indésirables rares, mais parfois graves cardiovasculaires (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et hypertension artérielle), neurologiques (principalement convulsions) et psychiatriques (hallucinations, confusion mentale)", poursuit l'Agence.

Soutien-gorge adapté
Par conséquent, "la bromocriptine est contre-indiquée chez les patientes présentant une hypertension non contrôlée, des troubles hypertensifs de la grossesse (tels que l'éclampsie, la pré-éclampsie ou l'hypertension liée à la grossesse) et une hypertension survenant au moment de l'accouchement ou peu après", précise l'ANSM. Elle est aussi contre-indiquée chez les patientes présentant des antécédents de maladie coronarienne ou d'autres affections cardiovasculaires graves, ou des symptômes/antécédents de troubles psychiatriques graves. Dans le cas où une femme ne souhaite pas allaiter, il existe des alternatives non pharmacologiques, comme la non présentation du nouveau-né au sein, le port d'un soutien-gorge adapté, l'absence de stimulation des mamelons pour stopper la montée de lait. Par ailleurs, "les douleurs de l'engorgement peuvent être traitées de manière adéquate par une intervention non médicamenteuse (par exemple à l'aide d'un support ferme de la poitrine ou par l'application de glace) et/ou par des médicaments antidouleurs simples."

Source : ANSM, 17 février 2015.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Médicament

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