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Actualités santé

L'excitation sexuelle permanente : une pathologie à part entière

[ Publié le 24 février 2015 ]

Le syndrome d'excitation génital permanent touche en grande majorité des femmes. Voici les signes et les traitements de cette maladie.

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Être en permanence sexuellement excitée ? L'idée peut prêter à sourire. Pourtant, le syndrome d'excitation génital permanent reste une réalité très difficile à vivre pour les patientes. Après avoir cherché à définir avec précision ce trouble, les médecins sont aujourd'hui à même de pouvoir leur proposer des traitements mieux adaptés.

Maladie taboue
Il est très difficile d'avoir des chiffres précis concernant la fréquence du syndrome d'excitation génital permanent. Cette pathologie n'a commencé à être évoquée dans la presse médicale qu'en 1994 et elle continue de revêtir un caractère "honteux". Il est probable que le nombre de patientes soit plus nombreux que les cas rapportés. Une seule certitude : les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes.

Symptômes du syndrome d'excitation génital
Reconnu par un comité d'experts internationaux comme une pathologie à part entière en 2004, le syndrome d'excitation génital permanent regroupe sept symptômes, parmi lesquels :
- des sensations non désirées ou embarrassantes d'excitation génitale en l'absence de désir ou de fantasme,
- des orgasmes spontanés non désirés ou embarrassants en l'absence de désir ou de fantasme,
- des symptômes des membres inférieurs sans repos,
- des symptômes d'hyperactivité vésicale,
- une aggravation des symptômes d'excitation génitale en position assise...
Pour confirmer le diagnostic, les médecins recourent à un examen clinique rigoureux associé à des examens complémentaires (imagerie par résonance magnétique - IRM - cérébrale et spinale, IRM et échographie pelvienne, exploration biologique). Les causes du syndrome sont encore difficiles à établir avec certitude et diffèrent suivant les études. La maladie pourrait avoir des origines psychologiques, hormonales et/ou neurologiques. Ou encore être favorisée par des varices pelviennes ou la prise d'antidépresseurs. Côté traitements, la prise en charge peut s'appuyer sur la psychothérapie, les médicaments, notamment à base de clonazépam, la stimulation électrique transcutanée...

Source : Site de l'Association française d'urologie, consulté le 13 février 2015.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Sexualité

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