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Actualités santé

Des muscles humains cultivés en laboratoire

[ Publié le 21 janvier 2015 ]

Des chercheurs sont parvenus à faire pousser un muscle humain qui se contracte et répond aux stimuli externes comme un vrai muscle. Cette découverte ouvre la voie à de nouveaux types de traitements.

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Faire pousser du muscle animal in vitro était déjà possible. Aujourd'hui, une équipe américaine a réussi à cultiver des cellules de muscle humain. Grâce à ce progrès, des essais cliniques de divers traitements pourront être réalisés en laboratoire, sans devoir solliciter les malades.

Test des nouveaux tissus
Une équipe de la Duke University à Durham, en Caroline du Nord, a réussi à faire pousser un muscle humain qui se contracte et répond aux stimuli externes comme un vrai muscle. Réalisé à partir de cellules souches, cet exploit promet de nombreuses possibilités. Déjà, les chercheurs ont commencé à tester ces tissus in vitro. "Nous avons observé leur réaction à différents médicaments, comme les statines et le clenbuterol", indiquent-ils. Ce dernier est utilisé hors autorisation de mise sur le marché par des athlètes pour améliorer leurs performances. "Les effets observés sur le muscle en laboratoire correspondent à ceux déjà vus sur les individus eux-mêmes", notent les auteurs.

Médecine personnalisée
Ces tissus créés en laboratoire pourraient donc se substituer aux muscles humains des patients dans le cadre d'essais cliniques ou d'autres études scientifiques. "Un de nos objectifs est d'utiliser ces muscles pour fournir aux patients une médecine personnalisée", poursuivent les auteurs. Ainsi serait-il possible de prélever des cellules d'un patient dans le but de cultiver des muscles lui appartenant pour tester autant de traitements possibles. Et ainsi découvrir lequel est le plus adapté pour chacun. De plus, les patients ne devraient plus subir plusieurs prélèvements, nécessaires dans certains cas. Ainsi, pour la dystrophie musculaire de Duchenne par exemple, les biopsies musculaires sont difficiles. "Une seule prise de sang ou biopsie de peau pourrait suffire, nous n'aurions plus jamais besoin d'ennuyer le patient après cela", concluent les auteurs.

Source : Duke Pratt school of engineering, 13 janvier 2015.

(Destination santé ©)

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