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Actualités santé

Méningite : mieux informer les parents

[ Publié le 2 décembre 2014 ]

Des associations de patients se mobilisent pour sensibiliser les parents de jeunes enfants sur les premiers signes de la méningite. Elles demandent aussi de nouvelles recommandations vaccinales.

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Depuis le mois de décembre 2013, sans doute plus de 300 cas de méningite à méningocoque de type B auraient pu être évités en France. Et rappelons que chaque année, une cinquantaine de décès dus à ces infections sont recensés et au moins 100 patients vont souffrir de séquelles à vie. Or nous disposons d'un vaccin depuis un an. Pour les associations de patients, il est vital de poursuivre le travail d'information auprès du public et d'avancer sur de nouvelles recommandations vaccinales.

Réagir rapidement
A l'occasion du colloque méningite qui se tenait le 7 octobre à l'Institut Pasteur de Paris, associations de patients, professionnels de santé et représentants du ministère en charge la Santé ont rappelé les dégâts provoqués par les méningites. En 2012, sur un total de 559 victimes, 46 sont décédées et 201 ont présenté des séquelles gravissimes. Jimmy Voisine est président de l'association Méningite France. Il a perdu sa fille d'une méningite. Tout comme Patricia Merhant-Sorel, présidente de l'association Petit ange qui a également vu sa fille mourir d'une méningite en 2003. Deux âmes blessées et sur le front de l'information en permanence. Ils ont ainsi créé le collectif Ensemble contre la méningite. Leur leitmotiv : informer, encore et toujours. "L'objectif est de sensibiliser les parents aux premiers signes de la méningite pour réagir le plus vite possible", a martelé Jimmy Voisine. Pour Patricia Merhant-Sorel, "il est urgent de travailler tous ensemble, associations, médias, professionnels de santé pour informer sur cette maladie".

La France au ralenti
Rappelons à cette occasion que le vaccin contre la méningite à méningocoque de type B est aujourd'hui recommandé pour des populations particulières : aux patients immunodéprimés et aux populations des territoires considérés en situation de risque spécifique. Celui contre le méningocoque C est, pour sa part, recommandé pour tous les enfants d'un an, avec un rattrapage jusqu'à l'âge de 24 ans. Concernant justement le vaccin contre la méningite à méningocoque de type B, Patricia Merhant-Sorel estime que les choses ne vont pas assez vite. "Cela avance au ralenti. Et pourtant il y a des cas et des enfants décèdent de méningite B en France. Nous avons l'arme, mais elle n'est pas utilisée, alors que les Anglais eux vont vacciner. On perd un temps précieux, nous sommes vraiment à la traîne. Mais j'ai toujours bon espoir", indique-t-elle. Et pour mieux saisir la gravité des méningites à méningocoque, les organisateurs du colloque du 7 octobre ont donné la parole à Emilie Sougey. Une jeune femme qui a failli perdre la vie. Alors qu'elle entrait en terminale en 2005, un jour, elle ne peut plus marcher, elle tombe. "J'étais sous coma artificiel pendant une semaine, puis en soins intensifs pendant trois semaines. Malgré mes proches, les équipes médicales, je me sentais seule", raconte-t-elle. Elle a voulu mettre sur papier sa douleur dans un livre intitulé Comme un papillon. Elle y explique pourquoi elle est encore en vie. "Oui, il est important de dire qu'il faut se battre, aller de l'avant", conclut la jeune femme.

Sources : Colloque du 7 octobre 2014. Interview Patricia Merhant-Sorel, 18 novembre 2014.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Méningite

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