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Actualités santé

Les hommes préfèrent le salé et les femmes le sucré

[ Publié le 2 octobre 2014 ]

L'étude Nutrinet-santé est un programme de recherche destiné à mieux comprendre les relations entre la nutrition et la santé en France. Ses dernières conclusions montrent qu'hommes et femmes ne sont pas attirés par les mêmes types d'aliments gras.

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Vous êtes plutôt chips ou pâtisseries ? Une étude parue dans le British journal of nutrition - et reprenant les données de la cohorte Nutrinet - met en évidence qu'une forte attirance pour le gras est associée à des profils personnels bien spécifiques. Les hommes préférant le salé (charcuterie, pizzas...) et les femmes le sucré (gâteaux, glaces...).

Les Français et le gras
Les chercheurs se sont intéressés à l'attirance des Français pour le gras. Mais de façon originale en dissociant le"gras salé", du "gras sucré". Ainsi, Aurélie Lampuré et Caroline Méjean ont-elles interrogé 37.181 adultes participant à l'étude Nutrinet-santé. Première étape : évaluer leur attirance pour des aliments spécifiques avec des questions du type "Comment aimez-vous les chips". Neuf réponses leur étaient proposées allant de "je n'aime pas du tout" à "j'aime vraiment beaucoup". Deuxième partie : mesurer le niveau de matières grasses ajoutées. Ici, les interrogations étaient du style "Comment préférez-vous le pain au petit déjeuner ?". Et les solutions s'échelonnaient de "sans beurre" à "avec beaucoup de beurre". La troisième étape prenait la forme de menus. Quant à la quatrième, elle permettait de tester les comportements alimentaires à travers plusieurs scénarios : "Vous arrive-t-il de manger de la pâte à tartiner à la petite cuillère ?"

Campagnes d'information insuffisantes
Les résultats sont éloquents. L'attirance pour la sensation "gras-salé" est plus forte chez les hommes alors que l'attirance pour le "gras-sucré" est un peu plus marquée chez les femmes. L'appétence pour le gras (salé et sucré) diminue avec l'âge. Elle est cinq à dix fois plus élevée chez les plus jeunes. Les personnes de faibles niveaux socio-économiques sont plus attirées par le gras. Les fumeurs et les consommateurs d'alcool le sont beaucoup plus par le gras-salé. Les femmes qui déclarent suivre actuellement un régime déclarent une certaine attraction pour le gras.  Vous l'aurez compris, l'attirance pour le gras (salé et/ou sucré) peut être différente en fonction des caractéristiques de la population (sexe, âge, niveau de revenus, comportements à risque spécifiques, pratique de régime...). Ce travail met surtout en avant que les campagnes d'information ne peuvent pas à elles seules limiter la consommation des aliments gras, salés et sucrés. "Il est nécessaire d'intervenir à différents niveaux, analysent les auteurs. Tout d'abord, à l'échelle individuelle avec des conseils individualisés selon les préférences de la personne par exemple. A l'échelle collective en mettant en place des ateliers d'éducation sensorielle afin de ré-éduquer le palais des individus..."

Source : Etude Nutrinet-santé, 1er octobre 2014.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Alimentation

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