Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Médiation animale : alléger l'ordonnance des personnes âgées

Actualités santé

Médiation animale : alléger l'ordonnance des personnes âgées

[ Publié le 17 septembre 2014 ]

La zoothérapie pourrait améliorer la qualité de vie des résidents des maisons de retraite. Elle leur permettrait de retrouver une certaine autonomie au bout de quelques mois de pratique.

img-mediation-animale-personnes-agee-septembre

Importée du Québec, la zoothérapie peine à se faire une place en France. Pratiquée auprès des personnes âgées contre la perte d'autonomie, elle n'est à ce jour pas reconnue comme une thérapie. Les précisions du Dr Laure Jouatel, médecin coordinateur au Centre intercommunal d'action sociale (CIAS) à de Rennes.

Faire travailler sa mémoire et son corps
En France, certaines maisons de retraites proposent des séances de zoothérapie. Il s'agit d'un travail moteur et cognitif (intellectuel) guidé par un médiateur qui incite le patient à travailler sa mémoire en se rappelant les parties du corps du chien. Mais aussi à se déplacer en caressant l'animal pour réveiller des articulations parfois endolories. Autant de symptômes liés à l'âge souvent traités par des ordonnances à rallonge. A tel point qu'en moyenne, un résident consomme neuf médicaments chaque jour. "Pour éviter au maximum les interactions médicamenteuses, il faut miser sur la complémentarité des différentes thérapies, le médicament ne constituant qu'un des éléments de ces dernières", rappelait pourtant le Dr Philippe Verger dans son rapport "La politique du médicament en Ehpad" (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).

La médiation animale pourrait-elle venir en complément des médicaments ?
Laure Jouatel : L'idée de la médiation animale n'est pas de guérir les symptômes liés à la vieillesse, mais de permettre au résident de mieux vivre avec. On ne peut pas dire que cette approche relève du miracle. On voit cependant beaucoup de personnes, incapables de se nourrir seules ou de se lever, y parvenir après quatre mois de zoothérapie. J'ai d'ailleurs pu observer que ce travail réduisait de 30 % le risque de chutes associées à la prise de médicaments.

Quel(s) obstacle(s) empêchent de reconnaître cette approche comme une thérapie ?
L. J. : Les travaux officiels manquent en France. A ce jour, les impacts moteur, cognitif et psychoaffectif ne font l'objet d'aucune étude. Ces étapes sont pourtant essentielles afin d'évaluer les bénéfices de cette pratique, reconnue comme thérapie non-médicamenteuse au Québec depuis une dizaine d'années.

Comment évaluer les progrès des patients bénéficiant de la médiation animale ?
L. J. : Dans les maisons de retraite, un référent assiste aux séances de zoothérapie afin d'observer les gestes pratiqués par le médiateur. L'enjeu étant de s'en imprégner pour les appliquer au quotidien. Marcher, se nourrir, se laver, de la prévention des chutes à la lutte contre la dénutrition en passant par le besoin d'intimité, il s'agit de rendre aux résidents le plus d'autonomie possible. Détendre ses mains, contracter son avant-bras, garder les jambes stables, tous ces mouvements répétés au quotidien permettent par ailleurs de limiter la fonte musculaire provoquée par les médicaments.

Source : Interview téléphonique du Dr Laure Jouatel, médecin coordonateur en Ehpad (Grand Ouest).

(Destination santé ©)

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

CHOISIR

logo_3935_ColDroite



Mal au ventre ? Gorge qui picote ? Nez qui coule ?

Comment se soigner en toute sécurité ?

En savoir plus