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Actualités santé

Réduire la transmission du sida et de l'hépatite C chez les toxicomanes

[ Publié le 29 juillet 2014 ]

Une étude française a démontré l'intérêt d'éduquer les consommateurs de drogues, par voie intraveineuse, afin de diminuer les risques de contamination par les virus du sida et de l'hépatite C.

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Des sessions d'éducation délivrées aux usagers de drogues, par voie intraveineuse, diminueraient les risques de contamination par les virus du sida (VIH) et de l'hépatite C (VHC).

C'est ce que revèle une étude française, dont les résultats très positifs ont été présentés lors de la 20e conférence internationale sur le sida, qui se tient actuellement à Melbourne (Australie).

Une intervention innovante
Rappelons que la réduction des risques infectieux par le VIH et le VHC, chez les consommateurs de drogues par voie intraveineuse, est une priorité de santé publique.

L'étude AERLI (accompagnement et éducation aux risques liés à l'injection), menée par l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), avait pour objectif d'évaluer une intervention innovante. Laquelle reposait sur des sessions individuelles d'accompagnement et d'éducation à l'injection menées par des pairs.

Une baisse de 43% des pratiques à risque
Au total, 288 sessions ont été réalisées auprès de 113 consommateurs. Ceux-ci ont été recrutés dans 8 centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD). Un groupe témoin de 127 usagers a été constitué dans 9 autres centres. Au moment de leur inclusion, tous les participants ont été interrogés sur leurs pratiques d'injection, puis 6 et 12 mois plus tard.

Une diminution de 43% des pratiques à risque de transmission du VHC a été observée dans le groupe bénéficiant des sessions. "Cet essai démontre la pertinence des démarches de santé communautaire", déclare Jean-Marie Le Gall de l'association Aides. Pour le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'ANRS, "il est désormais envisageable d'implanter à plus grande échelle l'intervention et de renforcer la réduction des risques parmi les usagers de drogues".

Source : ANRS, INSERM, Médecins du Monde, Aides, 24 juillet 2014 (Destination santé ©)

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