Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > La piste d'un nouvel antalgique pour rendre les plaies indolores

Actualités santé

La piste d'un nouvel antalgique pour rendre les plaies indolores

[ Publié le 23 juin 2014 ]

Des chercheurs tentent de mettre au point une nouvelle molécule antalgique destinée aux petites lésions cutanées.

img-actu-juin-nouvel-antalgique-rendre-plaies-indolores


En règle générale, la moindre blessure cutanée est douloureuse. A l'exception notable de celles provoquées par l'ulcère de Buruli, une maladie tropicale. Malgré des lésions très étendues, les malades ressentent en effet peu de douleur. Des équipes de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de Lille et d'Angers ont mis au jour le mécanisme de ce phénomène.

Des lésions indolores
Dans le cas de l'ulcère de Buruli, la destruction du tissu cutané est causée par la mycolactone. Cette toxine est secrétée par le bacille Mycobacteriul ulcerans. Cette affection est la 3e mycobactériose après la tuberculose et la lèpre dans le monde. Pourquoi les lésions ainsi provoquées, pourtant très étendues, ne sont-elles pas douloureuses ? Les équipes de Priscille Brodin à Lille et Laurent Marsollier à Angers a découvert un phénomène prometteur. "Le bacille, plus précisément sa toxine, la mycolactone, est capable d'interagir entre les neurones et d'empêcher la transmission de l'information nerveuse, indique Laurent Marsollier. Ce qui explique le caractère indolore des lésions."

Des nerfs épargnés
En effet, dans le cas de lésions cutanées non spécifiques, comme une égratignure ou une brûlure légère, les terminaisons nerveuses envoient un message au cerveau qui génère la sensation de douleur. Chez les malades étudiés, la simple présence de la toxine suffit donc à inhiber la douleur, sans que les nerfs soient affaiblis d'une quelconque façon. Avant cette découverte, les chercheurs supposaient que la toxine entraînait la dégénération des nerfs. Or grâce à une technique d'imagerie de pointe, ils ont pu observer - chez des souris - que cette atteinte nerveuse intervenait uniquement à des stades avancés de la maladie. "La découverte de ce mécanisme ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche de molécules antalgiques", souligne Priscille Brodin. Une bonne nouvelle en matière de lutte contre la douleur car les classes d'analgésiques utilisées jusqu'à présent, comme le paracétamol et les opiacés ne sont pas toujours efficaces ou présentent des limites.

Sources : Centre national de la recherche scientifique, Communauté d'universités et d'établissements Lille Nord de France Université d'Angers, Institut Pasteur, Institut Pasteur de Lille, Institut Pasteur de Corée, Institut national de la santé et de la recherche médicale, 18 juin 2014.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Médicament

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

CHOISIR

logo_3935_ColDroite



Mal au ventre ? Gorge qui picote ? Nez qui coule ?

Comment se soigner en toute sécurité ?

En savoir plus