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Les risques qui justifient un dépistage spécifique du cancer du sein

[ Publié le 22 mai 2014 ]

Utilisation de déodorant, prise d’un traitement hormonal substitutif, port de prothèses mammaires, antécédents familiaux... La Haute Autorité de santé a livré ses recommandations quant aux facteurs de risque présumés du cancer du sein.

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Depuis 2004, un dépistage organisé du cancer du sein a été mis en place pour l'ensemble des femmes âgées de 50 à 74 ans. Toutefois, pour certaines d'entre elles, un suivi plus précoce ou plus fréquent peut être nécessaire. Il s'agit des cas à haut risque de cancer du sein. Pour bien les identifier, la Haute Autorité de santé (HAS) vient de publier les recommandations concernant les facteurs de risques nécessitant un dépistage à part.

Eviter les examens injustifiés
Déodorant, grossesse tardive, antécédents familiaux ou encore densité mammaire... Des facteurs nombreux et divers, potentiellement associés au cancer du sein sont recensés dans la littérature scientifique. La HAS a fait le tri. D'un côté, ceux qui augmentent significativement le risque de cancer du sein et pour lesquels un dépistage spécifique est conseillé. De l'autre, ceux qui ne sont pas liés à la survenue d'une tumeur mammaire. "L'enjeu de ces recommandations est d'améliorer et d'homogénéiser les pratiques de dépistage chez ces femmes, notamment afin d'éviter des examens radiologiques trop fréquents, trop rapprochés, ou à un âge trop jeune", insiste l'autorité.

Identifier les idées reçues sur le cancer du sein
La consommation de thé ou de café par exemple ne relève pas d'un dépistage spécifique. Même constat pour l'utilisation de déodorant, le port de prothèses en silicone, la taille des seins ou encore le traitement hormonal substitutif et une grossesse tardive. Dans tous ces cas, "il n'est pas recommandé de dépistage spécifique [...] autre que celui proposé à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans et qui consiste en une mammographie tous les 2 ans", rappelle la HAS. Seules sept situations relèvent d'un suivi particulier. Ces facteurs associés à une augmentation majeure du risque ou à un mauvais pronostic du cancer sont les suivants :
- un antécédent personnel de cancer du sein invasif ou de carcinome canalaire in situ ;
- un antécédent d'hyperplasie canalaire atypique, d'hyperplasie lobulaire atypique ou de carcinome lobulaire in situ ;
- un antécédent de radiothérapie thoracique (irradiation thoracique médicale à haute dose pour maladie de Hodgkin) ;
- des antécédents familiaux de cancer du sein avec score d'indication à la consultation d'oncogénétique supérieur ou égal à 3 selon le score d'Eisinger (obtenu après analyse de l'arbre généalogique et de l'histoire familiale permettant d'évaluer la nécessité d'une consultation avec un oncogénéticien) en l'absence de mutation génétique identifiée dans la famille.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les détails concernant l'âge de début du dépistage, les examens à réaliser et leur fréquence, ainsi que la durée du suivi spécifique à chaque situation sur le site de la HAS. Vous y trouverez également des précisions concernant tous les facteurs étudiés par la HAS, à risque ou non de cancer du sein. Un questions/réponses est également à votre disposition.

Source : HAS, 19 mai 2014.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Cancer sein

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