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Actualités santé

Cancer de la prostate : trop de traitements inutiles

[ Publié le 2 avril 2014 ]

Le dépistage du cancer de la prostate entraînerait des faux-positifs, et donc des traitements inutiles de cette maladie.

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Selon les résultats d'une étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS), la France se caractérise par un dépistage trop important du cancer de la prostate par le dosage du PSA (antigène prostatique spécifique). Ce dernier conduit à un surdiagnostic et un surtraitement.

Pas de dépistage systématique
En 2010, la Haute Autorité de santé (HAS) soulignait que "les connaissances actuelles ne permettent pas de recommander un dépistage systématique en population générale du cancer de la prostate par dosage du PSA". En effet, cette mesure ne permet pas, à elle seule, d'établir le diagnostic du cancer de la prostate. Pourtant dans la dernière livraison du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), les auteurs indiquent "qu'en 2011, parmi la population de 11 millions d'hommes de 40 ans et plus, 30 % ont eu au moins un dosage du PSA." Le PSA est un antigène produit par la glande prostatique, dont il est vrai que le taux augmente en cas de cancer de cet organe. Toutefois, cette augmentation n'est pas totalement spécifique et s'observe aussi dans certaines pathologies non-cancéreuses, comme l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ou les prostatites. Sans compter que le fait d'avoir un taux de PSA normal n'écarte pas la possibilité d'un cancer.

Informer sur les risques liés au traitement
Selon les auteurs, et d'après les données dont ils disposent, il y a en France beaucoup trop de faux-positifs en lien avec le dosage du PSA. Autrement dit de surdiagnostics. "Les résultats de cette nouvelle étude sont clairement en faveur d'un surdiagnostic et d'un surtraitement du cancer de la prostate en France", indiquent-ils. Or les traitements et notamment la prostatectomie altèrent grandement la qualité de vie. Ainsi 61 % des patients ayant subi cette intervention avaient un traitement médicamenteux pour un trouble de l'érection. "La fréquence élevée des troubles urinaires et de l'érection, en particulier après prostatectomie, doit faire partie de l'information précise délivrée au patient en amont de sa prise en charge", concluent les auteurs.

Source : BEH, N°9-10, 1er avril 2014.

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