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Actualités santé

Plus d'ateliers et moins de médicaments pour les plus âgés

[ Publié le 29 mars 2014 ]

Une étude réalisée chez des résidents de maisons de retraite, montre l'importance des ateliers stimulants pour préserver leur autonomie.

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Marcher, porter une charge, se baisser, s'agenouiller... "L'autonomie d'une personne âgée dépend de ses capacités à réaliser des actes de la vie quotidienne, mais aussi de l'environnement dans lequel elle vit", est-il noté dans un rapport de 2010, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) relatif à l'enquête Handicap-santé. Bien-sûr, à l'échelle d'un pays, les politiques de prévention des accidents et de préservation de cette autonomie ne doivent pas s'arrêter aux portes des établissements d'accueil et de soins. Différentes stratégies se mettent en place. Elles passent notamment par des approches non médicamenteuses. Et particulièrement par la mise en place d'ateliers destinés à stimuler les capacités motrices, sociales et intellectuelles des résidents.

Récit de vie, photos souvenir...
Le groupe Korian a conduit dans quelques-uns de ses établissements, une expérience sur 18 mois centrée sur différentes stratégies non médicamenteuses. Il s'agit d'"animations flash" et d'ateliers thérapeutiques qui peuvent en  lien avec le projet personnalisé du résident prendre la forme d'activités physiques (promenades, sorties au marché, ateliers de prévention des chutes...), activités manuelles (peinture sur soie, mosaïques) de séances de musique, des ateliers "récit de vie" ou "photos souvenir" et même de "défouloir" ! Les résidents concernés souffrent de troubles psycho-comportementaux. L'objectif est double : d'une part évaluer l'efficacité de l'approche notamment sur la diminution de la consommation de médicaments (neuroleptiques, antidépresseurs, benzodiazépines...). Et d'autre part, sa faisabilité et son acceptation par les équipes soignantes. Enfin,  et surtout, il s'agit de redonner du plaisir aux personnes âgées en établissement, développer les échanges et la communication, qu'elle soit verbale ou non.

Moins de neuroleptiques
Et le succès semble au rendez-vous, ces expérimentations sont d'ailleurs poursuivies dans bon nombre d'établissements. Non seulement le personnel a adhéré. Mais en plus, il a été observé une diminution de la prescription des neuroleptiques (d'au moins 30 %). Lesquels rappelons-le augmentent le risque de chutes chez la personne âgée. Pour les auteurs, ce style d'initiative pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans la prise en charge des personnes âgées.

Source : Etude TNM, groupe Korian. Drees, Etudes et résultats n°718, février 2010.

(Destination santé ©)

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