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Actualités santé

L'éducation protège de la maladie d'Alzheimer

[ Publié le 28 mars 2014 ]

Un niveau d'étude élevé agirait comme un rempart à la maladie d'Alzheimer. Il protègerait de cette affection ou ferait débuter ses symptômes beaucoup plus tardivement.

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Faire des études pour assurer notre avenir et notre santé mentale. D'après des chercheurs français de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le niveau de diplôme serait étroitement lié à l'apparition des symptômes de la maladie d'Alzheimer. Plus il est élevé, plus les premières manifestations seraient tardives.

Un baccalauréat au minimum
Les scientifiques (unité 897/ université Bordeaux Segalen) se sont appuyés sur les données de la cohorte Paquid. Cette dernière formée il y a 25 ans incluait des personnes de plus de 65 ans alors en bonne santé. Ils ont ainsi analysé l'évolution cognitive (intellectuelle) de 442 patients ayant développé la maladie d'Alzheimer. Parmi eux, 171 avaient un niveau d'éducation inférieur au certificat d'études, et 271 un niveau plus élevé. "Aujourd'hui, ce seuil correspondrait au bac", précise Hélène Amieva, co-auteur des travaux.

Plusieurs années sans symptôme
Les auteurs ont ainsi constaté une corrélation entre la durée des études et la manifestation des premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer. Chez les plus diplômés, cette dernière débuterait par une phase quasiment asymptomatique. Avec un déclin très léger, sans répercussion sur la vie quotidienne et sans que le sujet ne s'en rende vraiment compte. En fait, entre cette phase quasiment asymptomatique et la démence avérée, il s'écoulerait en moyenne quinze à seize ans. Chez les personnes qui n'ont pas fait d'études en revanche, "les symptômes cognitifs sont d'emblée plus marqués et les répercussions sur la vie quotidienne sont immédiates. La première phase de déclin sans répercussion fonctionnelle semble ne pas exister", analyse Hélène Amieva. Dans le cas d'espèce, la maladie est diagnostiquée sept ans après les premiers signes.
Selon la scientifique, ce phénomène s'expliquerait par une "réserve cognitive chez les personnes ayant eu une stimulation intellectuelle riche tout au long de leur vie". En clair, des réseaux neuronaux se mobiliseraient pour  compenser des lésions cérébrales. D'ailleurs des données d'imagerie montrent bien que le volume de matière grise est plus important chez les personnes qui ont fait des études que chez celles qui n'en ont pas fait.

Source : Inserm, 17 mars 2014.

(Destination santé ©)

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