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Petits problèmes de peau : comment en venir à bout ?

[ Publié le 21 février 2014 ]
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Boutons, rougeurs, excroissances de chair, eczéma… Nous connaissons tous des désagréments cutanés disgracieux qui peuvent empoisonner le quotidien. Le Dr Isabelle Masson, dermatologue, nous dévoile ses solutions pour remédier aux problèmes de peau les plus courants. Revue de détails.

puce Boutons et acné

A quoi c’est dû ? Chez l’adulte, l’acné a souvent une origine hormonale. Mais le stress, le soleil et une mauvaise hygiène de vie (alimentation, tabac, alcool) constituent aussi des facteurs aggravants.

acne

Quel traitement ? Si les boutons sont peu nombreux, on recommande tout d’abord l’application de soins locaux, tels que des crèmes à base de vitamine A acide. En cas de lésions inflammatoires, des antibiotiques par voie orale ou des séances de photothérapie par LED (ou lumière froide) peuvent être proposés.

Quand consulter ? Le plus rapidement possible pour éviter les cicatrices, et de préférence en hiver, à cause des médicaments photosensibles.

 

Le conseil préventif du Dr Masson : « Evitez de triturer les boutons et appliquez des traitements doux, comme les crèmes à base d’acides de fruits (ou AHA) qui empêchent les kystes de sébum de se former. »

 

puce Rougeurs et rosacée

rougeur

A quoi c’est dû ? Les petites rougeurs peuvent être simplement provoquées par la chaleur, l’absorption d’alcool ou de plats pimentés. Quant à la rosacée permanente (ou couperose), elle est souvent héréditaire et s’aggrave avec l’exposition au soleil.

Quel traitement ? Les rougeurs diffuses se traitent facilement avec quelques séances de laser ou de lampe flash et une hygiène de vie adaptée. La couperose se traite également au laser vasculaire et nécessite l’application de crèmes pour diminuer la réactivité de la peau. Pour les rosacées avec boutons, le recours aux  antibiotiques est indispensable.

Quand consulter ? Le plus tôt possible pour limiter le nombre de séances de laser.

Le conseil préventif du Dr Masson : « Evitez les gommages intempestifs, le soleil et les soins type hammam ou sauna qui fragilisent encore plus les peaux sensibles aux rougeurs ».

 

puce Sécheresse cutanée et dartres

A quoi c’est dû ? Cela survient surtout l’hiver : la combinaison du froid extérieur et du chauffage à l’intérieur déshydrate la peau. Les dartres ou eczématides concernent, elles, des peaux dites atopiques, caractérisées par une sécheresse cutanée intense liée à une hypersensibilité aux allergènes. On parle de dermatite ou d’eczéma atopique. Chronique, cette inflammation présente souvent un terrain héréditaire.

Quel traitement ? Utiliser des savons peu agressifs : syndet, pain dermatologique, gel surgras sans savon et huile de douche favorisant la reconstruction du film hydrolipidique. Mais aussi une crème hydratante pour le corps. Pour soigner une dartre, on peut appliquer pendant quelques jours une crème type Dalibour, à base d’antiseptiques locaux et d’oxyde de zinc aux qualités spécifiques.

Quand consulter ? Quand la dartre démange. Dans ce cas, une crème à base de corticoïdes est nécessaire.

Le conseil préventif du Dr Masson : « Placez des saturateurs dans les pièces de vie, l’hiver, pour compenser la déshydratation due au chauffage »

 

puce Les excroissances de chair

A quoi c’est dû ? Principalement localisées dans le cou, sous les aisselles, sous la poitrine ou sur les paupières, ces excroissances de chair, également appelées molluscum pendulum, sont dues à un facteur héréditaire. Elles sont totalement bénignes.

Quel traitement ? Le dermatologue peut, au choix, décider de les brûler au bistouri électrique ou à l’azote. Généralement, une seule séance suffit. Eventuellement, une crème anesthésiante peut être appliquée une heure avant.

Quand consulter ? Quand cela gêne sur le plan esthétique ou lorsque ces excroissances s’accrochent dans la chaîne d’un collier, par exemple.

Le conseil préventif du Dr Masson : « Mieux vaut prendre les devants : faites enlever la lésion avant qu’elle ne se tortille sur elle-même et ne devienne douloureuse. »

 

puce Les verrues

A quoi c’est dû ? Les verrues ont pour origine une infection de la peau par un virus (le papillomavirus humain ou HPV) et sont extrêmement contagieuses.

Quel traitement ? Le traitement le plus efficace reste la cryothérapie, c’est-à-dire la brûlure à l’azote liquide. Si la racine est profonde, comme c’est le cas des verrues plantaires, plusieurs séances sont indispensables pour en venir à bout.

Quand consulter ? Le plus tôt possible pour éviter que d’autres parties du corps ne soient infectées.

Le conseil préventif du Dr Masson : « Veillez à bien vous laver les mains après avoir touché à votre verrue, nettoyez la douche à l’eau de Javel pour ne pas contaminer toute la famille et utilisez des claquettes lorsque vous vous rendez à la piscine. »

 

puce Urticaire et eczéma

eczema

A quoi c’est dû ? Difficile d’en connaître l’origine précise. Le stress, certains médicaments ou aliments, différentes allergies (pollens, animaux, piqûres d’insectes etc.) sont les éléments déclencheurs de ces démangeaisons. Mais encore faut-il les identifier.

Quel traitement ? La suppression de l’origine de l’urticaire suffit à faire cesser la crise. Si celle-ci n’est pas connue, on aura recours à un antihistaminique par voie orale. S’il s’agit d’un eczéma de contact, il faut essayer de trouver l’allergène en cause pour le supprimer et calmer la poussée avec une crème à base de corticoïdes.

Quand consulter ? Quand les crises sont récurrentes et dérangeantes.

Le conseil préventif du Dr Masson : « Quand on sait qu’on a un terrain allergique, il vaut mieux limiter les produits cosmétiques parfumés et plutôt privilégier les produits pharmaceutiques, plus neutres. »

 

puce Les mycoses de la peau

A quoi c’est dû ? Elles sont dues à des champignons et sont favorisées par la transpiration. Les piscines ou les salles de sport sont des lieux propices à la contamination. Les animaux peuvent également nous les transmettre. Les mycoses sont souvent localisées sur les pieds, les ongles, les aisselles ou les plis de l’aine.

Quel traitement ? L’application d’une crème antimycosique peut suffire si l’infection est restreinte. Si les plaques sont nombreuses, un antimycosique par voie orale est proposé (prise sur 4 à 6 semaines). Les mycoses des ongles sont les plus résistantes et exigent quelques mois de traitement.

Quand consulter ? Rapidement, pour éviter que cela ne se propage.

Le conseil préventif du Dr Masson : « Limiter la transpiration par des crèmes à effet talc, qui absorbent l’humidité. »

 

Ariane Langlois (Tribune Santé)

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