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Méningite : une infection évitable

[ Publié le 11 février 2014 ]

Les infections invasives à méningocoques peuvent être mortelles pour les plus jeunes. Voici quelques conseils pour les repérer et protéger son enfant.

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Trop de nourrissons en France, décèdent d'une méningite à méningocoque B. Des drames qui montrent à quel point il est important de sensibiliser les parents aux premiers signes de cette infection et à l'existence d'un vaccin.

Environ 600 infections invasives à méningocoque par an
Mi-janvier, une petite fille de 2 ans résidant à Albert, dans la Somme, a été victime d'une méningite foudroyante. Début décembre déjà, un nourrisson de 6 mois perdait la vie en quelques heures au CHU de Brest. Diagnostic dans un cas comme dans l'autre, une méningite à méningocoque de type B. Chaque année, près de 600 cas d'infection invasive à méningocoque, dans la plupart des cas des méningites, sont enregistrés dans notre pays. La majorité est due au méningocoque de type B. Lequel peut avoir des conséquences dramatiques.

Symptômes de la méningite
Le Pr Jean-Christophe Mercier, chef du service des urgences pédiatriques à l'hôpital Robert Debré de Paris, rappelle que "chez les nourrissons, plus de 80 % des méningites sont dus au méningocoque B." Il est donc essentiel que les parents connaissent les signes révélateurs de la maladie. "Il existe deux formes d'infections à méningocoque. Pour la première, l'enfant sera fiévreux, ne se sentira pas bien et sera victime de vomissements. L'autre forme est appelée fulminante, d'où son nom de purpura fulminans. Elle se manifeste par l'apparition sur la peau, de taches violettes", indique le spécialiste.

Agir le plus vite possible
Pour les mettre en évidence, il suffit de recourir au test de la vitropression. "Vous prenez un verre et vous l'appuyez sur la peau du malade. Une simple éruption cutanée va disparaître, alors qu'un purpura au contraire, ne s'effacera pas", explique le Pr Mercier. En France, 10 % des infections à méningocoque B se présentent sous la forme fulminante. Trop souvent, la prise en charge est tardive et ne prend effet qu'à un stade avancé de l'infection. Résultat, "la mortalité des infections à méningocoques, toutes causes confondues, est comprise entre 6 % et 10 %. Et quand on est confronté à un choc septique, la mortalité atteint 40 %", indique Jean-Christophe Mercier. "Si votre enfant présente une forte fièvre, s'il souffre d'intenses douleurs dans les membres inférieurs, s'il respire vite et ne se comporte pas comme à l'habitude, s'il devient irritable ou grognon, avec les extrémités froides, appelez le 15 ! Il doit être immédiatement pris en charge par les services d'urgence et transporté soit aux urgences, soit en réanimation", indique-t-il.
C'est peu dire donc, que l'infection peut évoluer très rapidement et de manière dramatique. D'où l'importance de disposer aujourd'hui d'un vaccin (Bexsero®) qui protège contre près de 85 % des souches du méningocoque B. Il est indiqué pour l'immunisation active des nourrissons à partir de 2 mois. Chez les moins de 6 mois, trois doses et un rappel sont préconisés. Pour les enfants de 6 à 23 mois, un rappel est nécessaire l'année suivante. A partir de l'âge de 2 ans, le vaccin s'administre à raison de deux doses. Pour les parents qui souhaitent protéger leur enfant, il est possible de recourir, hors remboursement, à ce vaccin. Pour cela, il est indispensable de disposer d'une prescription médicale.

(Destination santé ©)

Mots-clefs : Méningite , Vaccin

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