Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Gonocoques : la résistance aux antibiotiques s'étend

Actualités santé

Gonocoques : la résistance aux antibiotiques s'étend

[ Publié le 8 février 2014 ]

Les bactéries à l'origine des infections à gonocoques sont de plus en plus résistantes aux traitements. Les personnes infectées risquent de se trouver face à une impasse thérapeutique si la tendance se poursuit.

img-actu-fevrier-gonocoques-resistance-antibiotiques-psm

Les infections à gonocoques, aussi appelées blennorragies, connaissent une nette recrudescence depuis la fin des années 1990. Tout aussi inquiétant, les souches responsables de ces infections sexuellement transmissibles (IST) résistent de plus en plus aux antibiotiques. C'est le constat mis en évidence par les rédacteurs du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

Résistances croissantes aux diverses souches
Les bactéries responsables des infections à gonocoques sont particulièrement nombreuses. Entre 2001 et 2012, les rédacteurs du BEH se sont intéressés à la sensibilité de 8.649 souches à plusieurs types d'antibiotiques. Pénicilline, tétracycline et ciprofloxacine. Ces trois antibiotiques ont rencontré des résistances croissantes aux diverses souches de gonocoques. La proportion des souches résistantes à la tétracycline est notamment passée de 29 % en 2001 à 56 % en 2012. Ce pourcentage a grimpé de 14 % en 2001 à 47 % en 2006 pour la ciprofloxacine.
Mais le plus préoccupant concerne les molécules de la famille des céphalosporines de troisième génération. Elles représentent le traitement de première intention en France depuis 2005. Autrefois efficaces, ces antibiotiques sont confrontés à de plus en plus de résistance. La proportion de souches résistantes au céfixime est passée de 0,7 % en 2011 à 3 % en 2012. Quant à la ceftriaxone, deux souches lui ont, pour la première fois, opposé une résistance en 2010. Si la tendance se poursuit, les malades risquent d'être confrontés à une impasse thérapeutique.

Des conséquences parfois graves
Les infections à gonocoques touchent les organes génito-urinaires, l'anus ou la gorge. Elles peuvent parfois générer des complications sévères, comme des salpingites, une septicémie... En outre, elles accroissent le risque de contamination au virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Les principales victimes en sont des sujets jeunes, le plus souvent des hommes (environ 85 %). Rappelons que l'infection à gonocoques, comme toute IST, peut être prévenue par l'utilisation de préservatifs. Un dépistage précoce et un traitement rapide du patient mais aussi de ses partenaires sexuels, est essentiel pour contrôler la transmission de ces infections, très contagieuses.

Source : BEH, 4 février 2014.

(Destination santé ©)

Mots-clefs : Antibiotique , Médicament

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

CHOISIR

logo_3935_ColDroite



Mal au ventre ? Gorge qui picote ? Nez qui coule ?

Comment se soigner en toute sécurité ?

En savoir plus