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Le sommeil, votre atout santé !

[ Publié le 28 janvier 2014 ]
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Un Français sur trois se plaint de mal dormir. Or le sommeil est l’allié indispensable d’une bonne santé physiologique et psychologique. A l’inverse, la dette de sommeil, quand elle devient chronique, majore le risque de développer certaines maladies. Explications et conseils du Dr Royant-Parola.

En moyenne, les Français dorment sept heures et huit minutes par nuit. Une durée qui s’inscrit dans la « fourchette » des sept à huit heures de sommeil recommandée par les spécialistes pour une bonne récupération. Alors, tout va bien ? Pas si sûr. Car les chiffres révélés par l’enquête Sommeil 2013, réalisée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), montrent que nous voudrions dormir davantage. Pour preuve : le week-end, la durée moyenne de sommeil grimpe à huit heures et dix minutes.

 


Autres points négatifs relevés par l’étude de l’INSV : près d’un tiers des Français dorment moins de six heures par nuit pendant la semaine, et 4 personnes sur 10 affirment souffrir au minimum d’un trouble du sommeil (insomnie chronique, apnée du sommeil, syndrome des jambes sans repos, etc.).

 

De l’utilité du sommeil

Le constat est d’autant plus regrettable que bien dormir constitue l’allié indispensable d’une bonne santé physiologique et psychologique. Ainsi, le sommeil lent profond, qui représente environ 18 à 20 % du temps de sommeil total, « permet la récupération de l’énergie, explique le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre et membre du bureau de la Société française de recherche et médecine du sommeil. C’est lui qui sera récupéré en priorité en cas de privation de sommeil ».

 

Et pour cause : c’est pendant le sommeil lent profond que notre organisme sécrète des hormones de croissance. Mais ce n’est pas tout. Il contribue également à restaurer nos réserves métaboliques, maintenir notre température corporelle ou encore lutter contre les infections.

 

De son côté, le sommeil paradoxal, théâtre des rêves, représente 20 à 25 % de nos nuits. « Il joue un rôle essentiel dans notre équilibre psychique en participant au traitement de l’information, des idées, et au travail de mémorisation », souligne le Dr Royant-Parola.

 

Quant au temps restant, constitué de sommeil léger, le mystère demeure quant à son utilité. « Nous ne parvenons toujours pas à comprendre en quoi il est indispensable ».

 

De graves retentissements au quotidien

Il suffit d’une seule mauvaise nuit pour ressentir les premières conséquences du manque de sommeil : difficultés de concentration, troubles de l’attention et de la vigilance, nervosité, somnolence... Cette dernière représente ainsi, avant même l’alcool et la vitesse, la première cause d’accidents mortels sur autoroute1. L'insomnie dite aiguë, de quelques jours à trois mois maximum, multiplierait également par deux les risques d’accidents du travail.

 

Mais c’est quand elle devient chronique que la dette de sommeil se fait plus pernicieuse, en induisant nombre d’effets délétères. Parmi ceux-ci, « une mauvaise régulation de la fréquence cardiaque, qui se traduit par une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires », indique le Dr Royant-Parola. La privation qui persiste au-delà de trois mois fragilise l’organisme en altérant, par ailleurs, l’efficacité du système immunitaire. Ce qui se traduit par des risques plus élevés d’infections et de mutations cellulaires, « ces dernières étant susceptibles de se transformer en cancers ».

 

Enfin, « le manque de sommeil augmente les risques de diabète de type 2 et favorise la prise de poids ». Or, en France, 1 personne sur 5 serait concernée par l’insomnie chronique. D’où l’appel des autorités de santé à consulter en cas de troubles persistants.

 

Vincent Delfau (Tribune Santé)

 


 

1La 14e Journée du sommeil qui se tiendra le 28 mars aura précisément pour thème « Sommeil et transport ». Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’Institut national du sommeil et de la vigilance : www.institut-sommeil-vigilance.org/

6 (bonnes) habitudes à prendre pour mieux dormir

 

  • Veillez à ce que votre chambre soit plongée dans l’obscurité et le silence. Cela peut paraître évident, mais un quart des Français sont gênés par l’éclairage public dans leur chambre et le bruit en importune 52 % au moment de l'endormissement.

 

  • S’il est impossible d’éviter totalement les nuisances urbaines, vous pouvez néanmoins chasser de votre chambre les écrans, radios, baladeurs, tablettes et smartphones, lumineux et bruyants, qui induisent des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes et un dérèglement de notre horloge biologique.

 

  • Ne chauffez ni trop ni trop peu votre chambre, la température idéale étant de 18°C.

 

  • Le soir, proscrivez les repas copieux, le café, l’alcool, les sodas à base de cola et le sport.

 

  • Faites en sorte de vous coucher dès qu’apparaissent les premiers signes de sommeil et essayez d’adopter des horaires de coucher et de lever réguliers.

 

  • La sieste en journée est salutaire, mais elle ne doit pas durer plus de vingt minutes. Mettez votre réveil !

Mot-clef : Trouble sommeil

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