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Actualités santé

Hiver : les bons plans des médecines douces

[ Publié le 3 janvier 2014 ]
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En dépit d’une efficacité parfois contestée, les médecines douces séduisent de plus en plus. Un Français sur trois y aurait recours. L’homéopathie est désormais enseignée à l’université et certaines disciplines ont même leurs entrées à l’hôpital. Conseils d’utilisation pour passer l’hiver au mieux.

Qu’on se le dise : les médecines douces ne peuvent pas soigner toutes les maladies et n’ont jamais eu la prétention de remplacer la médecine allopathique. « Il va de soi qu’il n’est pas possible de donner des granules en cas de maladie grave (cancer, diabète, méningite…), souligne le Dr Pierre Popowski, pédiatre homéopathe.(1) Et les professionnels de santé qui voudraient le faire croire ne seraient pas à recommander. »

Homéopathie, phytothérapie, aromathérapie, acupuncture… pour toutes ces médecines complémentaires, l’objectif est clair : il s’agit d’aider le corps à puiser dans ses propres ressources. « Aujourd’hui, on a l’impression qu’il faut des médicaments pour tout, relève le Dr Christine Coquart, médecin généraliste.(2) Or le corps a les moyens de se défendre contre les maladies bénignes, et les médecines douces peuvent l’y aider. Il n’est pas question d’éradiquer l’allopathie, mais de retrouver un peu de bon sens. Oui, les antibiotiques sont parfois nécessaires, mais un simple rhume peut être soigné par l’homéopathie ou la phytothérapie ! »

 

Prévenir les petits maux du quotidien

A priori sans effets secondaires (lire encadré), les médecines complémentaires permettent de traiter bon nombre de petits maux du quotidien sans nécessairement passer par la case médecin. Ou de les prévenir, notamment l’hiver.

En prévision de cette période, une cure de ginseng vous permettra, par exemple, de lutter contre la fatigue voire d’améliorer votre concentration intellectuelle. Toujours au rayon phytothérapie, le Dr Coquart conseille également une ampoule de gelée royale par jour et dix gouttes d’extrait de pépin de pamplemousse, matin et soir, pendant trois semaines. « Elles permettent de retrouver son énergie habituelle », avance-t-elle.

L’homéopathie a aussi ses vertus pour renforcer les défenses immunitaires : une dose par mois d’Echinacea 4 CH pendant tout l’hiver y contribuera. Si vous n’êtes pas de ceux qui doivent se faire vacciner contre la grippe saisonnière, le Dr Popowski recommande de prendre « une dose par mois d’Influenzinum 15 CH durant six mois en prévention ». Et après un coup de froid, lorsque vous sentez le rhume monter ou que vous avez mal à la gorge, une dose d’Aconitum Napellus 15 CH pourra empêcher l’infection de se déclarer.

 

Une bonne hygiène de vie

 En revanche, si le mal est installé, des infusions de thym, à raison de deux à trois tasses par jour, vous soulageront. Et si vous éprouvez des difficultés à déglutir, comme en cas d’angine, pensez aux pastilles ou aux sirops à base de propolis, un produit de la ruche aux propriétés antiseptiques.

Reste que, comme le rappellent les spécialistes, toutes ces méthodes doivent s’accompagner d’une bonne hygiène de vie (alimentation variée, activité physique, sommeil…) pour être efficaces. Et si les symptômes persistent, inutile de s’entêter. Histoire notamment de ne pas passer à côté d’un problème de santé grave. A cet égard, n’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre médecin traitant.  

Ariane Langlois (Tribune Santé)

 

(1) Pierre Popowski est l’auteur de Soigner son enfant avec l’homéopathie,  éd. du Rocher (2013), 14,90 €.

(2) Christine Coquart est l’auteur de Le guide pour soigner mon enfant au naturel, éd. Nathan (2011), 15,50 €.

Du bon usage des médecines complémentaires

Les médecines douces ne présentent pas de danger pour la santé des patients... à condition d’être bien utilisées. Car l’automédication « alternative » a aussi ses règles. Et ses limites. Outre les éventuelles allergies à certains constituants contenus dans les plantes, il faut également rappeler que la phytothérapie et l’aromathérapie ont des principes actifs très puissants. De ce fait, elles sont à éviter chez les enfants de moins de 6 ans et exigent quelques précautions pour le reste de la population. Exemple, l’aubépine. Recommandée pour lutter contre de légers troubles du sommeil, elle est susceptible de provoquer des maux de tête ou des palpitations. Elle est donc déconseillée aux personnes traitées pour des problèmes cardiaques. Par ailleurs, la prise de plantes médicinales avec d’autres médicaments peut entraîner des effets secondaires graves. Ainsi du millepertuis, réputé soigner les dépressions légères. Associé à des anticoagulants ou des contraceptifs oraux, il en diminue l’efficacité. Enfin, si vous êtes enceinte, en particulier durant les trois premiers mois, ou si vous allaitez, évitez les huiles essentielles. Et là encore, gare aux éventuelles allergies.



Mot-clef : Médecine douce

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