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Vers un diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer

[ Publié le 5 décembre 2013 ]

Diagnostiquer plus tôt la maladie d'Alzheimer permettrait d'améliorer la qualité de vie des malades. Des chercheurs ont mis au point un outil visant à repérer les patients qui seront victimes de la forme démentielle de cette pathologie.

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Et s'il était possible de diagnostiquer la maladie d'Alzheimer bien avant sa forme démentielle ? C'est en tout cas ce qu'espèrent des chercheurs canadiens. Ces derniers ont développé un outil leur permettant d'évaluer les risques d'apparition de la maladie chez des patients souffrant de troubles cognitifs (intellectuels) légers. Et donc de commencer à traiter beaucoup plus tôt.

Un diagnostic plus fiable, plus tôt
"Diagnostiquer plus tôt, c'est intervenir plus rapidement. Actuellement, on ne diagnostique pas la maladie d'Alzheimer de façon très précoce. On ne dispose pas en effet de protocoles fiables et on risque fort de se tromper quand on tente de donner un diagnostic trop tôt. Résultat, il peut s'écouler, jusqu'à 10 ans entre ses premières manifestations cérébrales et son diagnostic", explique le Dr Sylvie Belleville, directrice de la recherche à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.
Les scientifiques ont ainsi tenté de coupler deux approches de diagnostic : la neuro-imagerie (mesures de volume hippocampique et d'épaisseur corticale) associée à des tests de mémoire. Ils ont ainsi évalué leur stratégie auprès de 45 patients souffrant de ce que l'on appelle un "trouble cognitif léger" et d'un groupe témoin constitué de 20 personnes en bonne santé. Tous ont été suivis durant deux ans. Ce trouble cognitif léger (ou mild cognitive impairment en anglais) caractérise en fait un état plus déficitaire que celui attendu pour un âge donné. "C'est une zone marécageuse, entre la parfaite santé cognitive et la forme démentielle. Les sujets qui s'y trouvent, même s'ils sont victimes de troubles, ne développeront pas nécessairement la maladie", explique le Dr Bernard Croisile, neurologue au CHU de Lyon.

Prédire les démences
C'est donc tout l'intérêt de ce travail canadien : prédire quels patients seront victimes de la forme démentielle dans les deux années à venir. En associant leurs deux méthodes, ils seraient parvenus à cibler les personnes qui seront atteintes de la maladie d'Alzheimer et éliminer les faux positifs. En clair, ils sont parvenus à identifier les futurs malades. Avec une pertinence de 90 %.
"Les deux méthodes, la neuro-imagerie et la neuropsychologie, sont efficaces jusqu'à un certain point lorsqu'elles sont utilisées seules. Toutefois, c'est l'association et l'analyse des résultats des deux méthodes qui nous permettent d'atteindre cette précision exceptionnelle", note  Sylvie Belleville. Le Dr Croisile reprend : "La forme démentielle de maladie d'Alzheimer, c'est un peu comme un cancer évolué sauf que dans le cas du cancer, on n'attend pas l'ultime phase pour traiter. Grâce à cette étude, nous pouvons espérer pouvoir remonter le courant et soigner la maladie d'Alzheimer en amont."

Sources : Journal of Alzheimer's disease, volume 38, numéro 2. Interview du Dr Bernard Croisile, 2 décembre 2013.

(Destination santé ©)

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