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Actualités santé

Une mortalité maternelle plus élevée dans certaines régions

[ Publié le 1 décembre 2013 ]

Un récent rapport sur la mortalité maternelle révèle des disparités selon les régions de France. Parmi les causes de décès, les hémorragies reculent.

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Chaque année en France, 85 femmes décèdent d'une cause liée à la grossesse, à l'accouchement ou à leurs suites. Les spécialistes parlent de mortalité maternelle. Quels sont les facteurs de risques ? Et les causes ? Etat des lieux à partir des données de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui vient de publier un rapport sur le sujet.

Une mortalité différente selon les régions
En France, le taux de mortalité maternelle est de 10,3 pour 100.000 naissances vivantes. Il est comparable à celui des pays voisins. En revanche, "il présente une situation favorable par rapport aux Pays-Bas et aux Etats-Unis où il est en hausse", indique l'Inserm. La mortalité maternelle augmente avec l'âge de la maman. Des différences sont aussi relevées en fonction des origines. Le taux est ainsi deux fois plus élevé dans notre pays parmi les femmes d'origine subsaharienne (22,4 pour 100.000). Il varie enfin selon la région ! Un exemple ? Il est bien plus important dans les départements d'outre-mer (32,2 pour 100.000) qu'en Ile-de-France (12,5).

Différentes causes de décès
Les principales causes de décès sont les hémorragies obstétricales. Elles représentent 18 % des décès. Viennent ensuite les embolies pulmonaires (11 %) et les complications de l'hypertension (9 %). Comme le montre l'Inserm dans son rapport, les hémorragies du post-partum ont toutefois diminué de 50 % sur la période 2007-2009 par rapport à 2004-2006. Ce résultat encourageant est probablement dû à la mobilisation des professionnels depuis plusieurs années.
Marie-Hélène Bouvier-Colle, directeur de recherche émérite Inserm, apporte toutefois un bémol à ce constat. Et pour cause, "54 % des décès sont considérés comme évitables, dans les conditions actuelles en termes d'accès des femmes enceintes à la surveillance prénatale et de qualité des soins". Ce taux demeure stable dans le temps. Il "reste principalement dû à une inadéquation de la thérapeutique et un retard au traitement, ce qui sous-entend qu'une marge d'amélioration est possible", insiste l'Inserm. Pour cela les scientifiques émettent vingt recommandations. Elles concernent notamment l'importance de l'examen cardiaque de la femme enceinte, le suivi des jeunes mamans lorsqu'elles rentrent au domicile. Et encore l'analyse post-mortem des décès maternels.

Sources : Inserm, 28 novembre 2013. Journal de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction, novembre 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Grossesse

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