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Cancers : la survie à 5 ans progresse

[ Publié le 19 décembre 2013 ]

La survie aux différents cancers est en progression depuis la fin des années 1980. Ces bons chiffres s'expliquent notamment par le développement des dépistages précoces et par l'amélioration des traitements.

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Entre 1989 et 2007, la survie nette à 5 ans pour la plupart des cancers a progressé en France. Les résultats sont d'ailleurs très spectaculaires pour certaines affections comme le cancer de la prostate puisqu'elle est passée de 71 % à 90 % ! Grâce principalement à un dépistage précoce.

Une survie nette en augmentation constante
En cancérologie, "la survie nette est définie comme la survie qui serait observée si la seule cause du décès possible était le cancer étudié", expliquent ce mardi les rédacteurs du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Elle reflète donc la mortalité associée à tel ou tel cancer. En France, cet indicateur est en augmentation constante depuis la fin des années 1980. Dans la dernière étude réalisée sur le sujet, les auteurs ont passé au crible 427.000 tumeurs diagnostiquées entre 1989 et 2004, avec un suivi jusqu'au 31 décembre 2007. A noter toutefois que cette étude ne prend en compte "que" des patients de douze départements français, ceux qui font partie des registres français des cancers (réseau Francim).

Anticipation du diagnostic
Les résultats mettent donc évidence une augmentation de la survie nette à 5 ans. Chez l'homme, outre le cancer de la prostate donc, elle est passée de 56 % à 61 % chez les patients souffrant d'un cancer colorectal. Chez la femme, les chiffres sont aussi très encourageants. Pour les cancers du sein, elle a bondi de de 80 % à 87 %, puis de 86 % à 94 % pour ceux de la thyroïde et encore de 59 % à 68 % pour les tumeurs affectant le rein.
En février 2013, l'Institut national du cancer (INCa) a également publié un rapport sur ce sujet. Celui-ci faisait bien sûr état de progrès, qui devaient toutefois être nuancés, en fonction notamment de la localisation de la tumeur. Les pronostics des cancers du poumon notamment restent "mauvais". Avec un taux de survie aux alentours de 15 % à 5 ans. Pour les rédacteurs du BEH, "l'amélioration de la survie est donc due à la fois à une augmentation de la durée d'observation de la maladie (due à l'avance du diagnostic) et à une prise en charge précoce dont on attend une plus grande efficacité." Ils ajoutent que les "progrès de la prise en charge thérapeutique jouent aussi très probablement un rôle dans l'amélioration observée. Mais, en l'absence de prise en compte du stade du cancer dans l'analyse, la part de chacun de ces facteurs (anticipation du diagnostic et progrès thérapeutiques) ne peut être mise en évidence dans cette étude".

Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), 43-44-45, 17 décembre 2013.

(Destination santé ©)

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Mot-clef : Cancer

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