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Actualités santé

Contraceptifs de 3e et 4e générations : davantage de bénéfices que de risques

[ Publié le 28 novembre 2013 ]

Après enquête, l'Agence européenne du médicament a indiqué que le rapport bénéfice-risque des pilules de 3e et 4e générations était favorable. Accusées d'augmenter les risques de troubles veineux, elles avaient été déremboursées.

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Selon l'Agence européenne du médicament (Ema), le rapport bénéfice-risque des contraceptifs de 3e et 4e générations reste favorable. L'Ema précise toutefois que "le risque bien connu de thrombo-embolie veineuse est maintenant mieux pris en considération".

Un rapport favorable pour chaque pilule
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a initié en janvier 2013 une réévaluation du rapport bénéfice-risque des contraceptifs hormonaux combinés (CHC) contenant des progestatifs dits de 3e et 4e générations : désogestrel, diénogest, gestodène, norgestimate, drospirénone, chlormadinone, nomégestrol, étonogestrel et norelgestromine. Au cours du processus d'évaluation, l'ensemble des données disponibles a fait l'objet d'une analyse par le Royaume-Uni et la France. En octobre 2013, le comité a rendu ses conclusions. "Le rapport bénéfice-risque de chaque CHC est favorable avec une efficacité contraceptive identique de tous les CHC", indique-t-il.

Risque veineux faible
Par ailleurs, le risque thrombo-embolique (de phlébite ou d'embolie pulmonaire), bien que faible, est supérieur chez les femmes utilisatrices de CHC par rapport à celles qui n'en prennent pas. Il est maximum lors de la première année d'utilisation et augmenté lors de la reprise de la contraception après une interruption de plus de quatre semaines. Enfin, ce risque diffère en fonction du progestatif utilisé. A noter que désormais les données liées aux risques de survenue de thrombose veineuse sont maintenant actualisées dans les résumés des caractéristiques des produits. De son côté, l'ANSM "recommande aux femmes et aux prescripteurs d'utiliser préférentiellement des CHC contenant du lévonorgestrel ou de la noréthistérone (ou maintenant du norgestimate) en combinaison avec la dose la plus faible d'estrogène".
Concernant la première prescription de CHC, un examen médical attentif et un bilan biologique doivent permettre de repérer les facteurs de risque. En cas de contre-indication, le médecin doit proposer un autre moyen contraceptif adapté. Enfin, il est important d'informer les femmes sous CHC "des premiers signes et symptômes d'accident thromboembolique".

Source : ANSM, 25 novembre 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Contraception

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