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Actualités santé

Pollution atmosphérique : des risques avérés pour les enfants à naître

[ Publié le 17 octobre 2013 ]

Une étude de grande envergure montre que les femmes enceintes exposées aux particules fines présentent davantage de risque de donner naissance à des bébés de plus petit poids.

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Les polluants atmosphériques dévoilent peu à peu leurs méfaits. Plusieurs études avaient déjà chiffré les conséquences d'une exposition à long terme (hausse du nombre d'hospitalisations...). Une équipe française va plus loin et affirme qu'ils augmenteraient également le risque de faible poids à la naissance. Des résultats publiés ce mardi dans la revue The Lancet respiratory medicine.

Pollution atmosphérique et trafic automobile
Les chercheurs ont passé en revue les résultats de la European study of cohorts for air pollution effects (Escape - Étude européenne de cohortes sur les effets de la pollution atmosphérique). Ce travail compile les données européennes de quatorze études menées auprès de 74.000 femmes ayant accouché (hors grossesses multiples) entre 1994 et 2011. Les auteurs ont ainsi répertorié les concentrations de polluants atmosphériques (dioxyde d'azote et particules fines en suspension ou PM2,5) au domicile de chaque femme. La densité du trafic sur la voie publique la plus proche et le volume total de trafic sur toutes les routes principales dans un rayon de 100 mètres autour du lieu de résidence ont également été enregistrés.

Réduire les niveaux d'exposition
Résultat, pour toute augmentation de 5 microgrammes par mètre cube de l'exposition aux particules fines pendant la grossesse, le risque de donner naissance à un bébé de petit poids à terme (moins de 2500 g pour un enfant né après 37 semaines de grossesse) augmente de 18 %. Les scientifiques vont plus loin et affirment que "ce risque accru persiste à des taux inférieurs à la limite actuelle fixée par les directives de l'Union européenne sur la qualité de l'air, qui est de 25 microgrammes par mètre cube pour les particules fines." Selon Rémy Slama, directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et principal auteur de cette étude, "un faible poids de naissance est associé à des problèmes de santé dans l'enfance, ainsi qu'à l'âge adulte. Ces résultats suggèrent qu'une proportion importante des cas de petit poids de naissance à terme pourrait être évitée en Europe si la pollution de l'air urbain, et en particulier les particules fines, diminuait." Les chercheurs estiment notamment que si les niveaux de ces substances étaient réduits à 10 microgrammes par mètre cube (la valeur cible annuelle de l'Organisation mondiale de la santé), 22 % des cas de petits poids de naissance à terme pourraient être évités.

Source : Inserm, 15 octobre 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Pollution

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