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Mon enfant est violent : conseils pour bien réagir

[ Publié le 10 octobre 2013 ]

Votre enfant vous tape ou tape ses camarades. Voici quelques astuces pour lui faire comprendre que son comportement ne convient pas, et pour lui faire exprimer ses sentiments autrement.

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Votre fils se bagarre souvent à l'école ? Votre fille a tenté de lever la main sur vous quand vous éteigniez la télé ? Inutile de dramatiser, tous les enfants ont une part d'agressivité en eux. C'est à vous de les aider à la canaliser et à exprimer ce qu'ils ressentent autrement que par la violence. Et même si vous vous sentez souvent démunis en tant que parents, rassurez-vous, des solutions existent.

Maman est souvent la première visée
Pour l'enfant, sa mère est le centre du monde. Quand elle répond à ses désirs, elle est la "bonne mère". Mais quand elle lui dit non, elle est la "mauvaise mère", qu'il tente de taper ou mordre pour exprimer sa frustration. Ne prenez pas sa réaction à la légère. Répétez fermement l'interdit : "Oui, tu as le droit d'être fâché mais pas de me taper. Moi, quand je suis fâchée après toi, je ne te tape pas." Le conjoint doit lui aussi insister sur ce point, notamment face à un petit garçon. Au début de la phase oedipienne, ces derniers ont plus facilement tendance à lever la main sur maman.

Ne lui rendez pas la pareille
Pas question de taper à son tour un enfant agressif "pour lui montrer ce que ça fait". Non seulement ça pourrait l'amener à penser que c'est là un mode de communication acceptable. Pire, cela renforcerait son sentiment d'impuissance et de peur. Et par conséquent son agressivité. Sans compter, comme le rappelait la Fondation pour l'enfance il y a quelques mois via un spot de sensibilisation et de prévention, "toute violence envers nos enfants peut avoir des conséquences sur leur santé physique et psychologique".

Aidez-le à mettre des mots sur ses émotions
Lorsque vous lui opposez un refus ou qu'un enfant s'empare de son ballon, il est furieux. Mais il ne sait pas encore toujours comment l'exprimer. Dites-lui : "Tu es en colère parce que tu voulais faire du toboggan en premier, tu voulais un gâteau de plus..." Cette technique dite de rétroaction va le rassurer : oui, il a été compris. Mais surtout, elle va lui apprendre progressivement à exprimer verbalement et de lui-même ce qu'il peut ressentir.

Proposez un dérivatif à sa colère
Il a parfaitement le droit d'être énervé contre quelqu'un. S'en prendre physiquement à lui, en revanche, c'est interdit. Mais rien ne l'empêche d'aller crier dans sa chambre ou un peu plus loin dans le jardin. Il peut aussi se défouler sur un coussin ou taper des pieds l'air boudeur si ça lui chante. Vu de l'extérieur, ces comportements peuvent paraître extrêmes, mais ce n'est qu'une question de temps. En grandissant, il maîtrisera mieux le langage et par là même ses émotions. Pour limiter ces accès colériques, assurez-vous aussi qu'il se dépense suffisamment au quotidien. Un trop plein d'énergie peut vite se transformer en surexcitation puis en énervement.

Sources : Petite terreur ou souffre-douleur de Stéphane Bourcet et Yves Tyrode chez Albin Michel. La Fondation pour l'enfance, juin 2013.

(Destination santé ©)

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