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Actualités santé

Dépistage généralisé du VIH : des recommandations peu suivies

[ Publié le 25 octobre 2013 ]

La généralisation du dépistage du virus de l'immunodéficience humaine n'a eu qu'un effet marginal au sein de la population. Les autorités sanitaires sont loin de venir à bout de ce qu'elles nomment "l'épidémie cachée" de sida.

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En avril 2010 en France, la Haute Autorité de santé recommandait de généraliser le dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) à l'ensemble de la population âgée de 15 à 70 ans. Avec trois ans de recul, quel impact a eu cette stratégie ? D'après une étude publiée ce mardi dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), l'activité de dépistage n'a augmenté que de 5 %...

Dépistages classiques et tests rapides
L'article en question présente des données sur l'activité de dépistage du VIH en France, notamment de 2010 à 2012, réalisée en laboratoire d'analyses médicales. Ainsi que dans des structures associatives au moyen des tests rapides d'orientation diagnostisque (Trod). Au total, 31.700 Trod ont été effectués en 2012. Mais surtout 5,2 millions de sérologies ont été réalisée dans les laboratoires d'analyses. La hausse (4 %) constatée en 2011 ne s'est donc pas confirmée puisque ce nombre est resté stable à l'échelle nationale entre 2011 et 2012. A l'exception toutefois de l'Ile-de-France et des départements d'Outre-mer où il a légèrement augmenté.

Plus de sérologies positives
En revanche, le nombre de sérologies positives s'inscrit en hausse de 5 %. Les auteurs relèvent qu'il "est neuf fois plus élevé en Guyane que la moyenne nationale, cinq fois en Guadeloupe, trois fois en Ile-de-France, 1,7 fois en Martinique et 1,6 fois à Mayotte". Comment interpréter cette augmentation générale ? Difficile à dire pour le moment. "L'analyse des découvertes de séropositivité en 2012, qui sera disponible fin 2013, permettra de préciser si cette évolution signifie que le dépistage a été proposé à des personnes plus exposées au virus. Ou s'il s'agit d'un recours répété au test de personnes déjà séropositives", soulignent les auteurs.
Rappelons qu'en septembre dernier, l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) et le Conseil national du sida (CNS) ont une nouvelle fois insisté sur leur volonté de banaliser le dépistage. L'objectif est notamment d'identifier les 28.000 Français qui ignorent leur séropositivité. Et par conséquent d'en finir avec ce qu'ils appellent "l'épidémie cachée".

Source : Institut de veille sanitaire, Bulletin épidémiologique hebdomadaire n°33-34, 22 octobre 2013.

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