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Actualités santé

Sida : en finir avec l'épidémie cachée

[ Publié le 30 septembre 2013 ]

Aujourd'hui, plusieurs milliers de Français ignorent qu'ils sont atteints du sida. Pour les prendre en charge, un récent rapport préconise la banalisation du dépistage rapide.

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La prise en charge des patients vivant avec le VIH évolue en France. L'Agence nationale de Recherche sur le sida (ANRS) et le Conseil national du sida (CNS) ont émis de nouvelles recommandations mercredi 25 septembre. Parmi les nouveautés, les experts préconisent désormais la mise en place d'un traitement antirétroviral chez toute personne vivant avec le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Et surtout la banalisation du dépistage. Objectif : identifier les 28.000 Français qui ignorent leur séropositivité.

Traitement antirétroviral chez toute personne atteinte
Les rapports sur les Recommandations pour la prise en charge médicale des personnes atteintes par le VIH en France, sont publiés tous les 2-3 ans. Le dernier en date a été rédigé par 21 cliniciens, biologistes et scientifiques et deux représentants du milieu associatif. Et les nouveautés ne manquent pas.
Les experts recommandent la "mise en place d'un traitement antirétroviral chez toute personne vivant avec le VIH. (...) Jusqu'alors, la présence de caractéristiques cliniques ou biologiques était nécessaire pour recommander l'initiation d'une thérapie. Par ailleurs, et pour la première fois, le choix préférentiel des combinaisons antirétrovirales a pris en compte le coût des médicaments antirétroviraux".

Tests rapides à orientation diagnostique
Ils prônent aussi en quelque sorte une banalisation du dépistage : "devant de nombreuses situations cliniques ou biologiques évoquant l'infection et/ou l'appartenance à des populations où la prévalence de l'infection est la plus élevée". Ils souhaitent également que le test soit proposé à toute personne qui n'en n'a pas "récemment" bénéficié. Dans ce cadre, "les médecins généralistes doivent jouer un rôle de premier plan". L'objectif est d'identifier les personnes ignorant leur séropositivité au VIH. Elles seraient 28.000 en France ! Soit l'équivalent d'une ville comme Saintes (Charente-Maritime). Il s'agit d'une "épidémie cachée. Laquelle participe aussi grandement aux nouvelles infections", précise Julien Bressy du Conseil national du sida (CNS). A tel point que ces personnes seraient à l'origine de 60 % des nouvelles contaminations, précisent les auteurs du rapport. Ils demandent également la mise à disposition plus large des tests rapides à orientation diagnostique (TROD) ainsi que l'amélioration du dépistage dans les lieux de privation de liberté.

Le préservatif est le premier outil de prévention
S'ils rappellent que "le préservatif reste l'outil de référence dans la mesure où il combine prévention du VIH, des infections sexuellement transmissibles (IST) et prévention des grossesses non désirées", les experts mettent l'accent sur les plus jeunes. "L'éducation à la sexualité chez les jeunes scolarisés et hors milieu scolaire doit être renforcée, afin de promouvoir les moyens de prévention du VIH et des IST", demandent-ils. Rappelons qu'en 2010, le nombre de personnes vivant avec le VIH était estimé à 149.900, en France.

Source : ANRS/CNS, 25 septembre 2013. Interview de Julien Bressy, 25 septembre 2013.

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