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Actualités santé

Furosémide Teva : l'erreur d'une patiente à l'origine du scandale

[ Publié le 14 juillet 2013 ]

Dans l'affaire du Furosémide Teva, la mauvaise utilisation d'un pilulier serait finalement à l'origine de la confusion entre les comprimés de diurétiques et de somnifères.

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"L'enquête du parquet de Paris a confirmé l'absence de toute infraction susceptible d'être retenue à l'encontre du laboratoire Teva", annonce ce dernier. Depuis le signalement, le 7 juin 2013, d'un défaut de conditionnement constaté sur une boîte de Furosémide Teva 40 mg, les investigations se poursuivaient. Elles sont aujourd'hui closes. L'affaire est née de la simple maladresse d'une patiente.

Echange de comprimés
"L'hypothèse la plus vraisemblable, selon les investigations diligentées par le parquet, serait une maladresse de la patiente entraînant la substitution d'un comprimé de somnifère (Zopiclone) dans un blister de diurétique (Furosémide Teva 40 mg)", explique le laboratoire, dans un communiqué de presse. La patiente à l'origine du signalement est âgée de 76 ans. Elle "a l'habitude de reconditionner ses comprimés parfois dans des blisters ouverts et de remettre l'opercule d'aluminium très consciencieusement, ce qui rend impossible à un pharmacien de détecter qu'il y avait un blister ouvert", a expliqué ce mardi Eric Roche, président-directeur général de Teva. "Tout le monde est de bonne foi, il n'y a pas eu volonté de nuire", a-t-il estimé.
Une réaction rapide du laboratoire et de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait suivi ce signalement d'une potentielle substitution entre les deux comprimés. Le laboratoire avait procédé au rappel de tous les lots de son médicament, par mesure de précaution. De son côté, l'ANSM avait diligenté une enquête sur le site de conditionnement du laboratoire, "n'identifiant aucun défaut dans l'organisation, les pratiques ou les équipements de nature à conduire les autorités sanitaires à interrompre l'activité du site".

Vérification des boîtes
Sur demande de l'agence sanitaire, Teva France avait en outre initié une vérification systématique et sous contrôle d'huissier des 70.000 boîtes de son diurétique récupérées dans le cadre du rappel. "Nous avons finalement ouvert 12.000 boîtes, soit 24.000 blisters, contenant 350.000 comprimés. En milieu de semaine dernière, l'ANSM nous a indiqué que nous pouvions interrompre le processus", a indiqué ce mercredi 10 juillet un représentant du laboratoire. Aucun somnifère n'a été retrouvé dans les blisters ainsi vérifiés.

Réduire le risque d'erreur
"En 2011, un total de 44 % des médicaments remboursés, consommés, en ville, en France, l'ont été par des personnes de plus de 65 ans", ajoute le laboratoire Teva. Or, à domicile, certains patients qui doivent prendre régulièrement plusieurs médicaments sont conduits à déconditionner les blisters pour préparer eux-mêmes leur pilulier hebdomadaire. Ce processus peut entraîner des erreurs surtout lorsque les patients utilisent des blisters à moitié vides comme pilulier. Pour réduire le risque d'erreur et aider les patients dans la bonne prise de leur traitement, le génériqueur annonce la mise en place à la rentrée, de mesures concrètes. Elles seront destinées à permettre au personnel officinal, aux soignants et aux aidants, d'accompagner ces patients âgés dans la gestion de leurs traitements multiples.

Sources : Teva laboratoires, 9 juillet 2013. Interview d'un représentant de Teva laboratoires, 10 juillet 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Médicament

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