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Compétition sportive : attention aux excès chez l'enfant

[ Publié le 2 juillet 2013 ]

L'esprit de compétition fait partie intégrante de la pratique sportive. Pour autant, il peut être vécu avec angoisse par les enfants qui redoutent l'échec. Pour s'épanouir dans la pratique du sport, l'enfant doit aussi rire, partager, éprouver des émotions de joie et de plaisir.

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Coupe du Monde de football, Championnat de France de handball ou de basket, Jeux Olympiques... La plupart des sports se pratiquent dans le but d'être le plus fort, le meilleur. La compétition fait donc partie intégrante de la plupart des disciplines. Or certains enfants la refusent tout net. Pour quelles raisons ? Quelle attitude adopter ?

Des angoisses et la peur de l'échec
Le rejet de la compétition dans le cadre d'une pratique sportive par un enfant peut être "lié à des angoisses", explique le Pr Philippe Duverger, pédopsychiatre au CHU d'Angers. "Il peut avoir des difficultés à l'idée de devoir se dévêtir dans une discipline aquatique. Mais il peut surtout avoir peur de l'échec." En particulier si ses parents attendent beaucoup de ses performances, il craindra de les décevoir. Si cette réaction est assez "classique", elle se remarque surtout chez les enfants "prisonniers du narcissisme parental". En d'autres termes, ils sont prisonniers des exigences de leurs parents. "Comme si pour être des bons enfants, ils devaient répondre à leurs attentes." Difficile dans ce cas d'être satisfait et épanoui. "Ces réactions s'identifient généralement dès l'âge de 7 ou 8 ans, mais s'intensifient au début du collège, à la préadolescence", précise-t-il.

Laisser la place au plaisir de jouer
"Restez très attentif à ce que subsistent toujours dans le sport les notions de plaisir, l'épanouissement et l'échange avec les autres", recommande à tous les parents le Pr Duverger. "Trop souvent, ils véhiculent l'idée qu'on est bon que lorsque l'on gagne. A l'extrême, cela peut mener à une forme de maltraitance de l'enfant, qui ne supporte pas la pression." Ainsi, il lui arrive de voir en consultation "des préados déprimés parce qu'ils n'arrivent pas à être à la hauteur des attentes parentales. Je pense à une jeune fille en natation synchronisée et à une autre en patinage artistique. Elles ont craqué et ont dû être hospitalisées", raconte-t-il. "L'enfant doit, dans la pratique du sport, rire, partager, éprouver des émotions de joie et de plaisir pour s'épanouir."

Une école parfois intéressante
Toutefois, la compétition ne doit pas pour autant être bannie. "Elle peut même être une école intéressante pour certains enfants", souligne Philippe Duverger. A condition toutefois "qu'ils ne fassent pas que ça". Certains d'entre eux "ont des emplois du temps de ministre, sans un moment pour ne rien faire, rêver ou encore d'autres activités, d'autres jeux", déplore-t-il. Résultat : "Au bout d'un moment, ils craquent." Donc, "si votre enfant n'aime pas la compétition, surtout, ne l'y forcez pas !", insiste le Pr Duverger. Il aura tout le temps d'apprendre à se mesurer aux autres, dans "notre société où tout ou presque est objet de compétition", conclut-il.

Source : interview du Pr Philippe Duverger, pédopsychiatre au CHU d'Angers, 5 juin 2013

(Destination santé ©)

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