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Maladies nosocomiales : des pistes pour mieux comprendre les bactéries

[ Publié le 17 juin 2013 ]

Le travail d'une équipe de l'Institut national de la recherche agronomique a permis de comprendre les mécanismes de résistance de certaines bactéries. Un réel progrès pour la recherche médicale, qui permettrait de mieux cerner certaines maladies infectieuses.

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Saviez-vous que les bactéries pouvaient également être victimes de virus ? Des chercheurs français de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) ont démontré que des "virus bactériens" pourraient être impliqués dans la survenue de maladies nosocomiales.

Une meilleure adhésion aux plaquettes sanguines
Pascale Serror et son équipe du centre Inra de Jouy-en-Josas (Yvelines) ont travaillé sur la souche Enterrococcus faecalis. "Naturellement présente dans le tractus gastro-intestinal, elle est résistante à de nombreux antibiotiques", expliquent-ils. De par "sa capacité à acquérir de nouvelles résistances, elle (...) est devenue une cause majeure d'infections nosocomiales à travers le monde".Au cours de leur travail, les chercheurs ont établi un lien entre l'activité de ces organismes et l'apparition de maladies infectieuses dont des inflammations de l'endocarde (l'enveloppe interne du coeur). Ces virus sont des "prophages". C'est-à-dire que leur matériel génétique s'intègre parfaitement à celui de bactéries. Pour les chercheurs de l'Inra, ils faciliteraient ainsi la propagation de la bactérie. Et surtout sa "capacité à adhérer aux plaquettes sanguines".

Des bactéries plus résistantes
"Dans le cas d'une contamination orale par certaines souches d'E.faecalis chez des personnes fragilisées, expliquent-ils, la bactérie contenant des prophages colonise le tractus digestif. (...) Elle peut alors traverser la paroi de l'intestin, se retrouver dans le sang et ainsi, via les plaquettes sanguines, coloniser les valves du coeur et générer une endocardite infectieuse".
Par ailleurs, les auteurs ont montré que certains antibiotiques augmentaient l'activité de ces prophages. Ce qui a pour conséquence d'augmenter le potentiel infectieux des bactéries et, d'autre part, d'accroître la diffusion de gènes de virulence à d'autres bactéries. Ces résultats ouvrent donc la voie à une meilleure connaissance des mécanismes en jeu dans certaines maladies infectieuses.

Sources : Plos Genetics, 6 juin 2013. Inra, 7 juin 2013.

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