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Actualités santé

Contraceptifs : les pilules de 3e et 4e générations reculent encore

[ Publié le 4 juin 2013 ]

Les ventes de pilules contraceptives de dernières générations ont continué à chuter en avril, au profit de celles de 1re et de 2e générations. Si la pilule reste le moyen de contraception préféré des Françaises, d'autres méthodes telles que le stérilet sont de plus en plus employées.

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La pilule estro-progestative est toujours sur la sellette. Pour le quatrième mois consécutif depuis la plainte déposée mi-décembre par Marion Larat contre le fabricant d'une pilule de 3e génération, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fait le point sur l'évolution de l'utilisation de ces contraceptifs en France. Globalement, les pilules les plus récentes perdent du terrain au profit de celles de 2e génération. Les ventes de certaines autres méthodes contraceptives augmentent.

Les pilules de dernières générations moins utilisées
L'ANSM a comparé les ventes de contraceptifs oraux combinés (pilules) entre 2012 et 2013. "La forte diminution des ventes de pilules de 3e et 4e générations continue à s'accentuer en avril 2013, avec une baisse de 44 % par rapport à avril 2012", indique l'Agence. Cette baisse est de 26 % entre décembre 2012 et fin avril 2013 par rapport à la même période l'année précédente. Les pilules de 1re et 2e générations, de leur côté, ont vu leurs ventes augmenter de 28 % en avril 2013 par rapport à avril 2012. Cette augmentation est de 18 % sur la période décembre 2012-avril 2013 comparée à la même période de l'année précédente.

Davantage de stérilets
Ainsi, la proportion des ventes de pilules de 1re et 2e générations semble avoir largement dépassé celles de 3e et 4e générations. Les premières représentent à présent 71 % contre 29 % pour plus récentes. Ce ratio était de 52 % contre 48 % l'année précédente. "Ces données confirment la diminution importante de l'utilisation des 3e et 4e générations, au niveau national et dans toutes les régions. Ces résultats vont dans le sens d'une minimisation des risques liés à ces contraceptifs", se félicite l'ANSM. Rappelons que les recommandations de la Haute Autorité de santé incitent les prescripteurs à préférer une 2e génération en première intention. De leur côté, les ventes des contraceptifs estro-progestatifs non oraux (anneau vaginal, patch) affichent une baisse de l'ordre de 10 % au niveau national. Seules les ventes des autres dispositifs contraceptifs (implants, stérilets) augmentent de 23 %.

Risques liés à l'anneau vaginal
L'Agence française annonce en outre l'introduction, dans le Résumé des caractéristiques du produit de l'anneau vaginal Nuvaring®, de la mention d'un risque d'accidents thrombo-emboliques veineux équivalent à celui des pilules de 2e génération. "Cette modification fait suite à la publication de deux études de pharmaco-épidémiologie", précise l'ANSM. Jusqu'à présent, son RCP mentionnait que "le risque de thrombose veineuse lié à ce produit n'était pas connu". A présent, les autorités de santé européennes souhaitent introduire cette nouvelle mise en garde. "En raison de ce risque démontré, les mêmes contre-indications, précautions d'emploi et risques que ceux observés avec l'utilisation d'un contraceptif oral estro-progestatif doivent s'appliquer à Nuvaring®", indique l'ANSM. Cet anneau a été autorisé en France en 2007. Entre 80.000 et 90.000 femmes l'utilisent chaque mois.

Source : ANSM, 30 mai 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Contraception

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