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Actualités santé

Mortalité périnatale, l'autre exception française

[ Publié le 2 avril 2013 ]

La mortalité périnatale, qui recouvre les décès d'enfants peu de temps avant leur naissance, est plus élevée en France que dans d'autres pays développés. Les chiffres ne sont toutefois pas calculés de la même manière.

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A la suite au décès in utero d'un enfant à la maternité de Port-Royal (Paris) le 31 janvier dernier, la qualité de la médecine périnatale en France a été remise en cause par de nombreux commentateurs qui ne prenaient en compte que les enfants mort-nés. Or selon l'Académie nationale de médecine, ce critère est calculé sur des bases trop spécifiques en France, pour pouvoir être comparé avec celui des autres pays.

Inscription à l'état civil
La mortinatalité correspond au nombre d'enfants mort-nés après 22 semaines (cinq mois) de grossesse et pesant au moins 500 g. Si, dans la plupart des pays développés, ce taux est d'environ cinq naissances sur 1.000, la France présente des résultats deux fois supérieurs, de dix pour 1.000. Pourtant, les chiffres hexagonaux ne sont pas comparables à ceux des autres pays. "En France cette terminologie et cet indicateur ne tiennent compte ni de l'âge gestationnel, ni du poids de naissance, ni enfin de la cause du décès", s'insurge la docte assemblée. Selon l'Académie, deux autres raisons expliquent la différence entre la France et les autres pays européens. Depuis 2008, les parents ont le libre choix de faire inscrire ou pas tout enfant, foetus ou embryon mort-né sur le registre d'état civil, à condition de produire un certificat d'accouchement. Les interruptions de grossesse pour raison médicale sont généralement aussi déclarées au même titre que les autres mort-nés, et elles constituent une proportion importante des enfants nés sans vie.

Etablir des critères comparables
Pour permettre une comparaison plus fiable avec les autres pays européens, l'Académie recommande "la création d'un registre permettant de recenser les décès périnataux en mentionnant le poids de naissance, l'âge gestationnel et la cause probable du décès, l'enregistrement obligatoire de tous les mort-nés à partir de la 22e semaine, le maintien des conditions de sécurité médicale de la grossesse et de l'accouchement appliquées en particulier aux grossesses à haut risque. Notamment le respect des possibilités de recours offertes par la distinction des maternités en trois niveaux."

Source : Académie nationale de médecine, 19 mars 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Grossesse

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