Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Bisphénol A : danger confirmé pour l'enfant à naître

Actualités santé

Bisphénol A : danger confirmé pour l'enfant à naître

[ Publié le 10 avril 2013 ]

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, conclut dans un rapport que le bisphénol A, une substance chimique, serait bien néfaste pour les femmes enceintes et pour les enfants à naître.

img_actu_bisphenol-femme-enceinte-avril_2013_psm

Après trois années de travaux, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) rend public son rapport sur l'évaluation des risques sanitaires associés au bisphénol A (BPA). Un avis qui confirme les effets délétères, déjà pointés du doigt par l'Agence en septembre 2011, de ce composé chimique. Ils concernent en particulier la femme enceinte et l'enfant à naître.
Ce travail a été réalisé dans le cadre d'une "expertise collective, pluridisciplinaire et contradictoire", par un groupe de scientifiques spécifiquement dédié aux perturbateurs endocriniens (molécules qui miment l'action d'une hormone). Les chercheurs se sont notamment appuyés sur l'ensemble des études internationales disponibles.

 

Risque de tumeur
L'alimentation contribue à plus de 80 % de l'exposition de la population. Les principales sources (50 %) sont les produits conditionnés en boîtes de conserve. "Il est très difficile de reconnaître avec certitude celles susceptibles de contenir du bisphénol A", précise l'Anses. Pour vous en prémunir, sachez que les conserves en verre ne contiennent généralement pas de bisphénol A (à l'exception possible du vernis présent sur le bouchon).
L'Agence a également identifié l'eau distribuée en bonbonnes de polycarbonate comme une source conséquente de BPA. Elle met en évidence un risque potentiel pour un enfant à naître dont la mère aurait été exposée. Les effets portent sur une modification de la structure de la glande mammaire, ce qui, à terme, pourrait favoriser un développement tumoral. "Il est très difficile en l'absence de mentions d'étiquetage précises (sur les contenants) d'être sûr de l'absence de bisphénol A", avertit l'Anses. Néanmoins, un pictogramme sur lequel sont inscrits les initiales PC vous indique qu'il s'agit de polycarbonate.

Des alternatives au bisphénol A
Par ailleurs, les travaux ont conduit à identifier d'autres sources d'exposition, notamment liées à la manipulation de papiers thermiques comme les tickets de caisse ou les reçus de cartes bancaires. "Le Parlement a adopté en décembre 2012 une loi visant à la suspension de la fabrication, de l'importation, de l'exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A", rappelle l'Anses. Cette nouvelle législation devrait conduire à une baisse très significative du niveau d'exposition, dont il conviendra d'évaluer l'impact dans le temps. Mais aussi de s'assurer de l'innocuité des substituts mis en place.
En matière de recherche, l'Anses recommande d'acquérir des "données scientifiques nouvelles sur la toxicité du bisphénol A en particulier pour les populations les plus sensibles, et de mieux caractériser les expositions." L'Agence précise enfin qu'à ce jour, 73 alternatives possibles au bisphénol A ont été identifiées.

Source : Anses, 9 avril 2013.

(Destination santé ©)

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

CHOISIR

logo_3935_ColDroite


Besoin d'un relais près de chez vous ?
 

Un soutien pour votre quotidien près de chez vous ? Nos conseillers santé vous donnent les coordonnées d'associations de patients.

 

En savoir plus

ECHANGER