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Actualités santé

Traiter l'accident vasculaire cérébral avec du bon cholestérol

[ Publié le 7 mars 2013 ]

Le "bon cholestérol" ne servirait pas uniquement à prévenir les maladies cardiovasculaires. Il pourrait être utile au traitement des accidents vasculaires cérébraux, comme le suggère une étude menée par des chercheurs français sur des animaux.

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Une équipe française de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) est sur la piste d'un traitement prometteur de la prise en charge de l'accident vasculaire cérébral (AVC). Il repose sur l'administration de "bon cholestérol", associée à la seule stratégie actuellement utilisée : la thrombolyse (dissolution des caillots sanguins avec un médicament). Les premiers tests effectués sur le rat ont donné des résultats spectaculaires.

Risque d'hémorragie
La thrombolyse vise à dissoudre le caillot à l'origine de l'AVC. Il n'existe aujourd'hui qu'un traitement reconnu : l'altéplase (Actylise®). Pour être le plus efficace possible et diminuer le risque de séquelles, il doit être administré par voie intraveineuse dans les quatre heures et demie qui suivent l'AVC. Dans ce cas, "il permet de guérir le patient dans 40 % des cas", explique l'Inserm. Mais bien souvent les médecins redoutent les complications hémorragiques de la thrombolyse. Lesquelles entraînent une aggravation neurologique, voire un décès, dans 6 % des cas.

Bientôt des tests sur l'Homme
Pour diminuer ce risque, le Pr Pierre Amarenco et son équipe ont tenté d'associer des lipoprotéines de haute densité (HDL), soit de "bon cholestérol", à l'altéplase. Le rôle de ces lipoprotéines est notamment d'évacuer le "mauvais cholestérol" depuis l'intérieur des artères jusque vers le foie où il est éliminé. En émettant l'hypothèse que les HDL pourraient protéger contre les complications hémorragiques de l'altéplase, l'équipe a administré ce traitement chez des rats, trois heures après avoir bouché une artère du cerveau. Le résultat apparaît probant : cette approche pourrait diminuer jusqu'à 90 % le risque de complications hémorragiques. Selon le Pr Amarenco, "cette découverte, si elle est confirmée chez l'Homme par un essai clinique que nous comptons mener, pourrait révolutionner la prise en charge de l'attaque cérébrale, et offrir de nouvelles perspectives pour améliorer la guérison des patients victimes d'AVC."

Les signes de l'AVC
Rappelons que les signes évocateurs d'un AVC sont :
- la survenue brutale d'une paralysie ou d'un engourdissement d'un côté du corps (bras et/ou jambe) ;
- une difficulté soudaine d'élocution et/ou de compréhension ;
- la diminution voire la perte de la vision d'un oeil ou des deux yeux, ou le fait de "voir double".
Alors si vous êtes témoin de ce que vous pensez être un AVC, surtout appelez le 15. Décrivez les symptômes. Au bout du fil, un médecin fera le reste.

Source : Communiqué conjoint de Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Inserm, Paris-Diderot, 26 février 2013.

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