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Actualités santé

Pilules contraceptives : vingt décès par an

[ Publié le 27 mars 2013 ]

Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, les pilules causeraient une vingtaine de décès chaque année. Celles de 3e et 4e générations, majoritairement à l'origine des décès, sont de moins en moins utilisées.

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L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fait le point ce 26 mars sur son dossier "Pilules estroprogestatives et risque thromboembolique veineux". Elle estime ainsi à plus de 2.500 le nombre annuel d'accidents attribuables aux différentes générations de pilules contraceptives et à vingt, celui des décès liés à ces événements.

Un risque faible
L'Agence a mené ses estimations auprès de femmes âgées de 15 à 49 ans ayant pris des contraceptifs oraux combinés (COC) en France, entre 2000 et 2011. "Le risque d'accidents thromboemboliques veineux existe en population générale mais il est faible", assure l'ANSM. Il augmente avec l'âge chez toutes les femmes, qu'elles soient ou non utilisatrices d'un COC. Il est plus important sous pilules de 3e ou de 4e génération que sous celles de 1ère ou de 2e génération. Selon l'ANSM, "entre 2000 et 2011, le risque thromboembolique veineux lié à ces contraceptifs est estimé à 2.529 par an dont 1.751 sont attribuables aux pilules de 3e et de 4e générations. Le nombre de décès annuels par embolie est quant à lui estimé à vingt : six décès attribuables aux COC de 1ère et de 2ème générations et quatorze imputables aux 3e et 4e générations."

Prise en compte des facteurs de risque
Afin de limiter le risque d'accidents, l'ANSM recommande une utilisation en seconde intention des pilules de 3e et de 4e générations, une prise en compte des facteurs de risque avant toute prescription (antécédents familiaux, surpoids, tabagisme, sédentarité...), une sensibilisation des femmes et des professionnels de santé au risque d'accidents thromboemboliques veineux, ainsi qu'aux signes associés devant les alerter et amener à consulter pour une prise en charge précoce, et un recours au moyen de contraception le mieux adapté à chaque utilisatrice. Un message clairement adressé aux professionnels de santé en somme. Quant à l'utilisation, la baisse se poursuit pour les pilules de 3e et 4e générations : moins 1,4 % en février 2013, et ce comparé à la même période en 2012. "Ces données confirment que les médecins ont modifié leurs prescriptions dans le sens des recommandations", conclut l'ANSM.

Pour en savoir plus, consultez l'ensemble des conclusions de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sur Ansm.sante.fr.

Source : ANSM, 26 mars 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Contraception

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