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Actualités santé

Interruption volontaire de grossesse : les étapes du parcours

[ Publié le 22 mars 2013 ]

En France, deux techniques sont autorisées pour interrompre une grossesse. Le parcours de la patiente qui le souhaite est clairement défini.

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Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) pratiquées en France (225.000 en 2010) est toujours très élevé. D'autant que les femmes jeunes sont nombreuses à y recourir : environ 9.800 IVG sont pratiquées chaque année chez les 13-19 ans. Le droit strictement encadré à l'IVG repose sur un parcours de soins bien codifié. Explications depuis le 23e Salon de gynécologie obstétrique pratique, qui se tient actuellement à Paris.

Avant 12 semaines
En France, la réalisation d'une IVG - dans un cadre légal bien sûr - est subordonnée au respect de trois impératifs : la grossesse ne doit pas avoir dépassé 12 semaines, la patiente doit être de nationalité française ou résider en France depuis au moins trois mois, elle doit être majeure ou à défaut, bénéficier de l'autorisation écrite de l'un de ses deux parents. La loi du 4 juillet 2001 enfin, permet aux jeunes filles de se faire accompagner dans leur démarche par une personne majeure de leur choix.

Deux techniques
Les IVG sont réalisées dans des établissements de santé. Et cela, gratuitement. Par ailleurs, les centres de planification familiale ou d'éducation familiale peuvent également intervenir pour les IVG médicamenteuses. Celles-ci peuvent également être prescrites par un médecin généraliste. Concrètement, la patiente est reçue pour une consultation pré-IVG assurée par un médecin. Celui-ci doit lui expliquer les différentes techniques d'IVG. Il l'interroge également sur ses antécédents médicaux, avant de fixer la date de l'intervention. Une fois l'IVG réalisée, il est nécessaire d'attendre deux semaines pour une visite de contrôle.
Deux techniques différentes peuvent être utilisées. La première consiste en l'administration d'un médicament. Elle ne peut être envisagée que durant les six premières semaines de gestation. Au-delà de ce délai, les médecins doivent recourir à la méthode dite d'aspiration. Cette dernière peut se réaliser sous anesthésie locale ou générale, avant 12 semaines. Enfin rappelons que depuis le 1er janvier 2013, la loi stipule que toute jeune fille de 15 à 18 ans peut bénéficier d'une prescription à but contraceptif, gratuitement et en toute confidentialité. Ce texte répond notamment au souci de limiter le nombre d'IVG chez les jeunes.

Aller plus loin : Trouvez le centre de planification familiale le plus proche de chez vous.

Source : 23e Salon de gynécologie obstétrique pratique, du 20 au 22 mars, Paris, 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Avortement

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