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Actualités santé

Grossesse extra-utérine : après le traitement, une grossesse est encore possible

[ Publié le 22 mars 2013 ]

Une grossesse extra-utérine est une grossesse qui débute en dehors de l'utérus, dans l'une des trompes de Fallope. Une équipe de chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale a montré qu'après traitement, une grossesse naturelle est toujours possible.

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Le fait d'avoir été traitée pour une grossesse extra-utérine met-il en péril les chances de grossesse future ? La réponse d'une équipe de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de l'hôpital du Kremlin-Bicêtre à Paris, est rassurante pour bon nombre des 15.000 femmes concernées chaque année en France. Même si elles ont dû subir l'ablation d'une trompe de Fallope.

 

Urgence vitale
Une grossesse est dite extra-utérine (GEU) lorsque l'oeuf fécondé s'implante en dehors de la cavité utérine, le plus souvent dans la muqueuse d'une des trompes de Fallope. Cette situation est une urgence vitale pour la femme car en l'absence de traitement, la trompe finit par se rompre et provoquer une hémorragie interne potentiellement mortelle. Dans les pays développés, la mortalité liée aux grossesses extra-utérines reste toutefois exceptionnelle. Les médecins se préoccupent davantage de préserver les capacités de ces femmes à enfanter.

Une fertilité préservée
L'équipe du Dr Perrine Capmas, de l'unité Inserm 1018 "Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations", à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre à Paris, a évalué les chances de grossesse de 400 femmes. Toutes avaient été traitées deux ans auparavant pour une grossesse extra-utérine. Selon les cas, toutes les techniques ne peuvent être proposées. Si la GEU est qualifiée par les spécialistes de "peu active", la patiente aura généralement le choix entre un traitement médical ou une chirurgie conservatrice. Si elle est "active", un traitement chirurgical s'avère nécessaire. Cette intervention peut être conservatrice ou parfois nécessiter l'ablation de la trompe de Fallope.
Les 400 femmes en question ont été réparties en deux groupes, selon qu'elles avaient présenté une grossesse extra-utérine peu active ou active. Dans le premier, deux ans après le traitement, le taux de grossesse intra-utérine (c'est-à-dire saine) était de 67% après le traitement médical et de 71% après l'intervention chirurgicale conservatrice. Dans le groupe GEU "actives", 70% des femmes qui le désiraient ont obtenu une grossesse intra-utérine, après le traitement conservateur. Pour celles ayant subi le traitement chirurgical radical, ce taux était de 64%. "Dans le cas nécessitant une prise en charge chirurgicale, les médecins peuvent rassurer les femmes. Une chirurgie radicale ne change pas leurs chances d'avoir par la suite une grossesse naturelle", conclut Perrine Capmas.

Source : Inserm, 13 mars 2013.

(Destination santé ©)

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