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Actualités santé

Traumatismes de la moelle épinière : l'importance d'agir vite

[ Publié le 22 février 2013 ]

La France compte 2.200 traumatismes de la moelle épinière par an. L'Académie nationale de médecine alerte sur la nécessité de réorganiser la prise en charge des blessés.

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Deux fois sur trois, les lésions de la moelle épinière (ou lésions médullaires) sont causées par un accident de la route. Le risque est d'autant plus important que la victime n'a pas attaché sa ceinture de sécurité. En France, environ 2.200 traumatismes de la moelle épinière (ou rachis) sont recensés chaque année. Plus de la moitié concerne des hommes jeunes de moins de 25 ans. Les victimes de ces accidents aux conséquences dramatiques souffrent bien souvent de délais de prise en charge trop longs et d'erreurs d'aiguillages.

Une prise en charge inégale
"La prise en charge en urgence des traumatismes du rachis est très inégale selon les régions", souligne l'Académie nationale de médecine. Or il y a là une "perte de chance" pour le blessé. En effet, le seul facteur capable de modifier le pronostic et l'importance des séquelles de ces lésions est la vitesse avec laquelle le tissu nerveux est décomprimé, et l'étui osseux vertébral qui l'entoure réaligné et stabilisé chirurgicalement. Pour ce faire, l'accidenté doit être dirigé vers un centre de référence, où des équipes formées pourront lui prodiguer les soins adéquats dans les plus brefs délais. "Ceux-ci ne doivent pas excéder 3 à 6 heures après le traumatisme", souligne l'Académie.

Limiter les séquelles
"Jusqu'à un tiers des paraplégies incomplètes au moment de l'accident deviennent complètes si les blessés arrivent trop tard à l'hôpital", indique-t-elle. Et nombre de séquelles irréversibles trouvent leur origine dans une erreur d'aiguillage. L'Académie nationale de médecine déplore que ses recommandations formulées en 2005 soient restées lettre morte. Si l'accord passé en 2009 entre les pompiers, souvent les premiers sur les lieux d'un accident, et le Samu a permis certains progrès, il ne saurait suffire. Pour éviter certaines tragédies, l'Académie souhaite que des centres référents dédiés aux traumatismes de la moelle soient identifiés et labellisés. Ainsi, les opérateurs du Samu pourraient y transporter les blessés dans les meilleurs délais.

Source : Académie nationale de médecine, 13 février 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Traumatisme

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