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Actualités santé

La gynécomastie : un problème de glande mammaire chez l'homme

[ Publié le 27 février 2013 ]

La gynécomastie désigne la formation de seins chez l'homme, en raison de l'augmentation du volume de la glande mammaire. Son traitement peut être hormonal ou chirurgical.

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Le sein est le symbole même de la féminité. Pourtant, les hommes peuvent, eux aussi, connaître une augmentation du volume de la glande mammaire. C'est ce que les spécialistes nomment la gynécomastie. Le Dr Yohann Derhy, chirurgien plasticien à Paris, nous en dit plus sur cette pathologie pas si rare. "La gynécomastie correspond à une hypertrophie (augmentation du volume) glandulaire du sein de l'homme", nous explique-t-il. Elle peut survenir sur un sein ou les deux, de façon symétrique ou non.

Différentes causes possibles
"Par abus de langage, la gynécomastie caractérise toute protubérance mammaire chez l'homme. Pourtant cette appellation ne devrait être utilisée que s'il s'agit d'un problème glandulaire", précise le Dr Derhy. En cas de simple surcharge graisseuse sous-cutanée, on parlera d'adipomastie. Le plus souvent la gynécomastie est idiopathique, c'est-à-dire qu'il n'existe aucune cause à sa survenue.
Par ailleurs, chez l'adolescent, les poussées hormonales peuvent conduire à une augmentation mammaire. Mais cette dernière disparaîtra dans les deux ans. Cependant, seul un bilan complet permettra de l'affirmer. Une production hormonale anormale, une éventuelle tumeur testiculaire ou hypophysaire ou une prise médicamenteuse peuvent aussi expliquer la survenue de la pathologie.

Une chirurgie correctrice
Côté traitement, il sera soit hormonal, soit chirurgical, en fonction de la cause. En cas de gynécomastie provoquée par la prise de médicaments, un changement de thérapeutique devra être envisagé. Le but de la chirurgie correctrice est de rétablir l'anatomie normale, en enlevant de la glande mammaire ou de la graisse. "Cependant, dans 80 % des cas, la présence d'une glande est associée à de la graisse. Nous devons donc combiner les deux techniques afin de rendre le résultat final plus harmonieux", précise Yohann Derhy.

Une opération rarement prise en charge
Autre point d'importance : la qualité de la peau. Car la diminution du volume mammaire va entraîner un excédent de peau. La rétractation sera donc favorisée par la liposuccion et sera plus nette si la peau est de bonne qualité : ferme, élastique, etc. Suite à l'opération, un gilet compressif devra être porté en permanence pendant un ou deux mois. Quant à une éventuelle prise en charge de l'opération, elle est assez rare et doit répondre à des conditions définies : une gynécomastie pouvant poser un problème d'ordre sexuel ou psychologique, en particulier une gynécomastie asymétrique, douloureuse, etc.

Source : Interview du Dr Yohann Derhy, 19 février 2013.

(Destination santé ©)

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