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Actualités santé

Cannabis et affections respiratoires : attention à vos poumons !

[ Publié le 5 février 2013 ]

Quel est l'impact des joints sur l'organisme ? Selon des chercheurs, le canabis jouerait un rôle dans le déclenchement de la broncho-pneumopathie chronique obstructive.

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Dans le cadre du 17ème congrès de pneumologie, qui s'est tenu entre le 1er et le 3 février à Lille, le rôle du cannabis dans la survenue de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) a fait l'objet d'une présentation scientifique.

"A l'heure où la consommation de cannabis tend à être banalisée, il est urgent de rappeler sa nocivité, généralement bien moins connue que celle du tabac", indiquent les responsables de la Société française de pneumologie. Il est toujours difficile aujourd'hui d'étudier précisément ses effets au niveau respiratoire, en raison du caractère illicite de cette drogue et de son association fréquente avec le tabac.

Un joint pour cinq cigarettes
Néanmoins les données disponibles montrent clairement sa responsabilité dans l'épidémie de BPCO. Le cannabis consommé aujourd'hui présente des teneurs en tétrahydrocannabinol (THC) quinze fois supérieures à celles du cannabis des années 60. Ce qui rend totalement obsolètes les conclusions des études menées à cette époque. Par ailleurs, le fumeur de cannabis "tire" des bouffées beaucoup plus importantes (+66%). Il les inhale plus profondément (+33%) et les retient plus longtemps que le tabac. La consommation quotidienne de 3 à 4 joints peut, en termes de bronchites chroniques et d'altérations du mucus, être comparée à la consommation de... vingt cigarettes par jour.

Une maladie encore mal dépistée
Rappelons que la BPCO touche en France, 3 millions de patients et provoque 17.000 morts chaque année. Elle interfère gravement avec l'activité quotidienne, qu'elle soit professionnelle, sociale ou sportive. Son diagnostic est, de surcroît, souvent tardif. Et comme cette maladie est encore trop peu connue du grand public, les malades, qui en reconnaissent mal les symptômes, ont parfois des difficultés à adhérer aux traitements qui leur sont prescrits.

Source : 17ème congrès de pneumologie, du 1er au 3 février 2013 (Lille).

(Destination santé ©)

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