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Actualités santé

Pollution atmosphérique : un impact réversible sur la santé

[ Publié le 15 janvier 2013 ]

Bonne nouvelle pour les citadins ! En améliorant la qualité de l'air dans les grandes villes, les effets nocifs de la pollution sur la santé pourraient être diminués.

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"Les preuves des effets nocifs de la pollution atmosphérique sur la santé se sont multipliées ces dix dernières années", affirme Michel Kryzanowski, du centre européen de l'environnement et de la santé de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à Bonn (Allemagne). Dans l'éditorial du dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (Beh), il juge nécessaire de poursuivre les travaux et la recherche.

La pollution mauvaise pour la santé
Les études menées ces dernières années ont confirmé l'existence d'un lien direct entre les pollutions atmosphériques et l'augmentation des risques sanitaires. Particulièrement dans le domaine des maladies cardiovasculaires et respiratoires. Par ailleurs, le Centre international de recherche sur le cancer a classé, en 2013, les gaz d'échappement des moteurs diesel dans la catégorie "cancérigènes pour les êtres humains".

Gagner en espérance de vie
"Près de deux ans d'espérance de vie pourraient être gagnés dans les villes les plus polluées d'Europe si la pollution y était ramenée aux niveaux préconisés par l'OMS", souligne Michal Kryzanowski. Selon lui, il n y a pas de fatalité en la matière. "Près de 15% du gain d'espérance de vie réalisé aux Etats-Unis ont été attribués à l'amélioration de la qualité de l'air", argumente-t-il. Il existe en effet de multiples exemples où les interventions publiques ont prouvé leur efficacité.

Lors des Jeux olympiques d'Atlanta, en 1996, des mesures ont été prises pour réduire les embouteillages et rendre les transports publics plus fonctionnels. Résultat, pendant la quinzaine olympique la qualité de l'air s'en est trouvée améliorée. Le nombre d'admissions aux urgences et d'hospitalisation pour exacerbation d'un état asthmatique a diminué.

Approfondir les études existantes
Pour les rédacteurs du Beh, il est essentiel que des études soient menées auprès "des populations les plus vulnérables et les plus exposées. Elles devraient notamment prendre en compte les inégalités sociales". Michal Kryzanowski abonde dans ce sens : "Il est nécessaire de poursuivre encore les recherches sur les effets des pollutions sur la santé. Une meilleure compréhension de l'impact des particules et des mélanges de polluants spécifiques à une source, telle que la circulation routière, pourrait permettre d'élaborer des actions plus efficaces et mieux ciblées pour réduire les expositions dangereuses".

Source : Beh, 8 janvier 2013.

(Destination santé ©)

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