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Pilules : attention aux interruptions sans avis médical

[ Publié le 8 janvier 2013 ]

Les autorités recommandent aux femmes sous contraception de ne pas décider seules d'interrompre leur traitement.

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Face à l'inquiétude des femmes sous contraceptif oral de 3ème et 4ème générations, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) rappelle les recommandations concernant la prescription de la pilule. Sa préoccupation : l'arrêt brutal, et sans consultation médicale, de la contraception avec pour risque une vague d'interruptions volontaires de grossesse (IVG).

Une prescription sous conditions
"Suite aux études, encore récentes, faisant état d'un sur-risque de thrombose veineuse avec les pilules de 3ème génération comparées à celles de 2ème génération, la recommandation de prescription d'une pilule de 2ème génération en première intention est justifiée", indique le CNGOF. En revanche, il est déconseillé de modifier une contraception établie depuis plusieurs mois. Le risque de thrombose veineuse apparaissant principalement pendant les premières semaines de la prescription.

"Le risque individuel de thrombose veineuse se dépiste en fonction de l'histoire personnelle et familiale de la patiente", souligne le Collège des gynécologues. Pour la thrombose artérielle, le praticien doit prendre en compte les facteurs de risque individuels comme le surpoids, le tabagisme, la sédentarité. Afin de réduire ces risques au maximum, "il convient d'être très rigoureux au cours de la consultation médicale avant toute prescription d'une contraception œstro-progestative".

La crainte d'un autre "pill scare"
"Le risque de thrombose lors d'une grossesse est deux fois supérieur à celui des contraceptifs œstro-progestatifs, quels que soient la génération ou le mode d'administration de la contraception choisie (oral, vaginal, percutané)", insistent les représentants du CNGOF. Lesquels se disent inquiets de la survenue possible d'un épisode de "pill scare" (peur face à la pilule).

En 1995, un phénomène de panique avait vu de nombreuses femmes interrompre brutalement leur contraception. Une vague d'IVG s'en était suivie en particulier au Royaume-Uni et en France. "Le nombre d'IVG a presque doublé en trois mois", indique Bernard Hédon, président du CNGOF. Le Collège a réuni depuis plusieurs mois un groupe de travail sur le sujet.

Source : CNGOF, 2 janvier 2013. Interview du Pr Bernard Hédon, président du CNGOF, 3 janvier 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Contraception

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