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Actualités santé

Cancer du col de l'utérus : la vaccination doit encore progresser en France

[ Publié le 24 janvier 2013 ]

Le cancer du col de l'utérus ? Un vaccin et on en parle (presque) plus ! Mais en France la vaccination peine à s'imposer.

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Entre le 21 janvier et le 26 janvier 2013, l'Europe a vécu au rythme de la 7ème Semaine européenne de prévention du cancer du col de l'utérus. La European cervical cancer association (ECCA), à l'initiative de l'événement, encourage les gouvernements à promouvoir la vaccination contre les papillomavirus humains, à l'origine des cancers du col de l'utérus. En France, près de 3.000 de ces cancers sont diagnostiqués chaque année et 1.000 décès sont enregistrés.

Le vaccin et le frotti aussi
Sur les 40 types de papillomavirus (HPV) actuellement connus, les HPV de types 16 et 18 représentent, à eux seuls, 70% des virus oncogènes susceptibles de provoquer des cancers du col de l'utérus. La vaccination contre les virus HPV offre une opportunité majeure de se protéger contre ce cancer.

Cette prévention par le vaccin ne doit cependant pas faire oublier l'importance du frottis cervico-vaginal qui reste indispensable. Pratiqué à intervalles réguliers, il permet de détecter précocement les lésions précancéreuses, annonciatrices d'un possible cancer du col et encore accessibles au traitement.

Les Français réticents aux vaccins
Pourtant, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS), "en 2012, les objectifs de couverture vaccinale fixés par la loi de santé publique (au moins 95% pour toutes les vaccinations, exceptée la grippe avec 75%), ne sont pas atteints pour la plupart des vaccinations", notamment pour la vaccination anti HPV. "Pourtant 100 millions de doses de vaccins anti HPV ont été administrées dans le monde et aucun effet indésirable grave, lorsqu'il en a été évoqué, n'a finalement pu être imputé au vaccin", souligne le Dr Pia de Reilhac, gynécologue libérale à Nantes. 

35 % de lésions en moins
Quant à l'efficacité des vaccins, les données présentées lors de la 28ème conférence internationale sur les papillomavirus, à Porto Rico, ont montré que les jeunes femmes et les adolescentes vaccinées avec Gardasil® étaient toujours protégées, huit ans après la vaccination. D'ailleurs, conclut Pia de Reilhac, "nous disposons de données provenant d'Australie qui a mis en place depuis 2007 une politique de vaccination à l'entrée au collège. Dans ce pays, les cas de lésions précancéreuses ont diminué de 30% à 40%. Nous en sommes très loin en France, il y a donc une vraie perte de chance pour les jeunes filles".

Sources : Institut de veille sanitaire : "Mesure de la couverture vaccinale en France, Sources de données et données actuelles", 20 novembre 2012. Krüger Kjær S, "Long-term effectiveness of Gardasil in the Nordic countries. Poster et Abstract", présentés lors de la 28ème Conférence internationale sur le Papillomavirus à Porto Rico, du 30 novembre au 6 décembre 2012. Saah A, "Long-term extension study of Gardasil in adolescents results through month 96.  Interview de Pia de Rheilac, gynécologue à Nantes, 15 janvier 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Cancer col utérus

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