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Actualités santé

Alcool à l'adolescence : risques à long terme

[ Publié le 14 janvier 2013 ]

Une consommation excessive d'alcool n'est pas recommandée pour les adultes, et encore moins pour les adolescents. Explications.

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L'addiction à l'alcool concerne environ 5 millions de Français. De plus, depuis quelques années, certains comportements comme le binge drinking, venus du monde anglo-saxon, tendent à se banaliser auprès de publics de plus en plus jeunes. Et si la consommation d'alcool à l'adolescence augmentait la vulnérabilité à l'âge adulte ?

Pour répondre à cette question, des chercheurs de l'unité ERi 24 de l'Institut national de la santé et de la recherchemédicale (Inserm), à Amiens, ont exploré, chez de jeunes rats âgés entre 30 et 40 jours, les effets à long terme d'une alcoolisation massive et fréquente. Cette consommation était censée mimer le tristement célèbre binge drinking, c'est-à-dire l'ingestion massive et rapide d'alcool, chez l'homme. Le but étant de savoir si cette motivation à boire à l'adolescence pouvait créer une addiction plus tard dans la vie.

Une vulnérabilité accrue à l'alcoolisme
Résultat, "des intoxications répétées à l'adolescence, alors que le cerveau n'est pas arrivé à maturation, entraînent une perte de contrôle de la consommation d'alcool à l'âge adulte", explique Mickaël Naassila, l'auteur principal de l'étude. En clair, les rats adultes, exposés à des ivresses précoces durant l'adolescence, sont plus vulnérables à la dépendance alcoolique. Les chercheurs se sont également intéressés au degré de motivation des rats pour consommer de l'alcool. En leur laissant le choix entre un biberon d'eau et un d'alcool, ils ont montré que les adultes exposés précocement à l'alcool faisaient preuve d'une motivation excessive pour en obtenir à nouveau.

Un modèle qui s'applique à l'homme
Enfin, l'intoxication alcoolique répétée au cours de l'adolescence provoque des modifications neurologiques directement observables. Les chercheurs ont ainsi démontré qu'une sous-région bien précise du cerveau, impliquée dans l'addiction, se révèle à long terme moins réactive à une nouvelle exposition à l'alcool. Pour les auteurs, "bien qu'elle ait été menée chez le rat, cette étude confirme qu'une consommation répétée d'alcool à l'adolescence, façon "binge drinking", rend les sujets adultes plus vulnérables à l'alcool".

Source : Inserm, 3 janvier 2013.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Addiction alcool

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