Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Qualité de l'air : la France doit poursuivre ses efforts

Actualités santé

Qualité de l'air : la France doit poursuivre ses efforts

[ Publié le 11 septembre 2012 ]

La France a encore des progrès à faire pour diminuer la pollution urbaine, rentrer dans les critères internationaux et préserver la bonne santé des citadins.

air

Plus de 3.000 décès prématurés et 1.000 hospitalisations pourraient être évités chaque année dans seulement 9 grandes villes françaises, si elles respectaient les valeurs recommandées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de pollution. De plus, elles réaliseraient une économie de six milliards d'euros par an. C'est ce qui ressort des résultats du volet français de l'étude européenne Aphekom, dont les premières données ont été dévoilées en mars dernier. 

Lancée en 2008, Aphekom est l'une des plus vastes études centrées sur l'impact sanitaire de la pollution urbaine. Elle a été réalisée dans 12 pays d'Europe (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Royaume-Uni, Slovénie, Suède). Au total, 9 villes françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse) y ont été intégrées. Elles représentent 12 millions d'habitants, dont 6,5 millions pour la seule "zone" de Paris.

Les valeurs de l'OMS dépassées
Selon l'Institut de veille sanitaire (InVS), qui a publié un rapport spécifique aux neuf villes françaises, elles présentent toutes des valeurs de particules fines et d'ozone supérieures à celles recommandées par l'OMS. "Ainsi, entre 2004 et 2006, le niveau moyen de particules fines variait de 14 à 20 µg/m3 selon la ville (alors que la valeur de l'OMS est 10 µg/m3). Et la valeur guide journalière de l'ozone a été dépassée de 81 à 307 fois pendant ces trois années", souligne l'InVS.

Un fort impact sur la santé
Les auteurs ajoutent que les résultats "montrent la persistance d'un impact substantiel de la pollution de l'air sur la santé", dans ces 9 villes. Dans les faits, l'espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois, selon la ville, si les concentrations moyennes annuelles de particules fines respectaient la valeur guide de l'OMS. Quant au bénéfice économique associé et estimé, il apparaît considérable : six milliards d'euros par an.

Extrapolés à l'échelle nationale et aux 66 millions d'habitants en France, ces chiffres montrent notamment que plus de 16.500 décès prématurés, liés aux pollutions urbaines, pourraient être évités, chaque année, dans notre pays. Pour les auteurs de ce rapport, ces résultats "confirment que les efforts dans la mise en œuvre de politiques publiques d'amélioration de la qualité de l'air doivent être poursuivis".

Source : Institut de veille sanitaire, 10 septembre 2012

(Destination santé ©)

Mot-clef : Pollution

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER