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Actualités santé

Canicule : les personnes âgées mettent plus longtemps à s'en remettre

[ Publié le 21 août 2012 ]

Attention ! Même après la fin de la canicule, il faut rester vigilant. Explications.

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La fin annoncée de la canicule ne doit pas éloigner la vigilance. C'est en substance l'avis du Pr Jean-Louis San Marco, professeur de santé publique à la faculté de Marseille. Selon lui, "en termes de mortalité, les fortes chaleurs de cet été 2012 n'auront rien de commun avec celles de 2003 et de 2006".

Il précise toutefois que sur un organisme vulnérable, "les conséquences peuvent se manifester deux à trois jours après un épisode caniculaire". Comme le rappelle le Pr San Marco, "chez les personnes âgées, les capacités à lutter contre la chaleur sont altérées". Sur un organisme affaibli, "les conséquences du "coup de chaleur" peuvent se faire ressentir 72 heures plus tard, voire bien après. En 2003, une traînée de surmortalité avait ainsi été constatée au cours des 6 mois suivants". Au total, près de 15.000 décès avaient été recensés. Quant à la surmortalité liée la canicule de juillet 2006, elle avait été estimée à 2.000 décès.

La leçon de 2003, bien retenue
Pour le Pr San Marco, ces risques post-canicule peuvent être évités grâce à des "précautions de bon sens". Selon lui, en effet, "l'homme est un animal social. Le seul conseil à donner est donc de conserver ce lien. Il est primordial de continuer à prendre et donner des nouvelles à son entourage". Il ajoute que "la compréhension des dangers associés aux fortes chaleurs et la mobilisation de la population ont permis d'éviter les drames des précédents épisodes caniculaires".

"Les comportements à adopter en cas de fortes chaleurs sont désormais bien connus des Français. Même si, chez les personnes âgées, le message a davantage de mal à passer", ajoute-t-il. Déjà en 2007, dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, Gilles Brücker, alors directeur général de l'Institut de veille sanitaire mettait en avant "le rôle essentiel du travail d'information des citoyens et des actions de prévention des risques". Les leçons de 2003, ont semble-t-il, été retenues.

Source : Interview du Pr Jean-Louis San Marco, 20 août 2012

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