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Actualités santé

Sida : les milieux gays parisiens plus exposés

[ Publié le 3 juillet 2012 ]

Les homosexuels parisiens seraient plus exposés au VIH que le reste de la population gay française. C'est ce que révèle l'étude Prévagay.

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D'après les derniers résultats de l'enquête française Prévagay, les homosexuels parisiens fréquentant des établissements gays de la capitale ont un risque nettement plus élevé d'être infectés par le VIH que les autres homosexuels vivant en France. Les nouveaux cas d'infection par le VIH s'élèvent (chez les premiers nommés) à 3,8 pour 100 personnes par an, contre une incidence d'environ 1% pour les autres, précise l'Institut national de veille sanitaire (InVS).

Des résultats préoccupants
Lancée en avril 2009, Prévagay est une "enquête de prévalence du VIH" auprès des hommes homosexuels et bisexuels habitués des établissements gays parisiens. Elle est conduite par l'InVS et l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), en partenariat avec le syndicat national des entreprises gaies (Sneg).

Dans le cadre de cette étude, menée dans 14 établissements parisiens, 886 hommes ont été interrogés et ont accepté un prélèvement de sang. Parmi eux, 157 étaient séropositifs pour le VIH. Dans un communiqué de presse, l'InVS souligne que cette "nouvelle estimation d'incidence du VIH concerne une population spécifique et ne peut pas être généralisée au-delà. Elle est néanmoins préoccupante et montre que la transmission du VIH était particulièrement importante parmi les personnes fréquentant les lieux de convivialités étudiés en 2009."

L'importance d'un dépistage fréquent
Ce travail montre également qu'un séropositif sur cinq ignorait son infection au moment de l'enquête! "Malgré un recours fréquent au test de dépistage, ajoute l'InVS, une part importante des hommes fréquentant les lieux de convivialité étudiés à Paris ne connait pas son statut vis-à-vis de l'infection."

L'InVS nous a aussi précisé que "le niveau de recours au dépistage, bien que plus élevé dans cette population par rapport aux autres, ne suffit pas à être à jour de son statut. Le risque de transmission entre les tests est en effet important compte tenu du nombre de partenaires, de la non-protection des rapports et de la prévalence de l'infection dans la population".

En conclusion, l'InVS et l'ANRS ajoutent que "les hommes qui adapteraient leurs comportements sexuels, en abandonnant le préservatif, en fonction du statut supposé de leur(s) partenaire(s), s'exposaient à un risque de contamination important". Les deux institutions confirment donc "l'importance des messages et des moyens de prévention dans la population des homosexuels exposés au risque d'infection".

Source : Communiqué conjoint de l'InVS, de l'ANRS et du Sneg, 29 juin 2012, PLoS One, Juin 2012, Volume 7, N°6

(Destination santé ©)

Mot-clef : VIH Sida

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