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Troubles bipolaires : soutenus, les proches gèrent mieux la maladie

[ Publié le 18 juin 2012 ]

Sylvie témoigne de la difficulté de gérer son fils qui souffre de troubles bipolaires. Cette pathologie psychiatrique se manifeste par de brusques changements de l’humeur alternant périodes d’euphories et de dépressions. Témoignage...

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Les maladies de l'esprit représentent une épreuve lourde pour l'entourage. C'est le cas par exemple, des troubles bipolaires. Sylvie a 50 ans et son fils de 20 ans souffre de bipolarité. "C'est à la suite d'une tentative de suicide que le trouble bipolaire de mon fils a été diagnostiqué. Il avait alors 17 ans", explique-t-elle.

"Auparavant, nous vivions une situation très compliquée. Nous devions faire face à des épisodes de violence, et nous étions plongés dans une incompréhension totale", raconte Sylvie. Voilà pourquoi le diagnostic a, en quelque sorte, soulagé cette famille tout en s’avérant pesant. "Voir notre enfant souffrir et savoir que nous sommes impuissants, c'est difficilement supportable", affirme-t-elle.

Un soutien de taille : l’association Bipoles31
Cette maman bousculée, inquiète en permanence, a eu la chance de pouvoir s'appuyer sur une association. Avec son mari, ils ont pu mieux comprendre la maladie de leur fils. Mais aussi partager leur vécu, et le confronter à celui d'autres familles.

La vie n'en reste pas moins angoissante. Ils doivent faire face aux excès de leur fils : tabac, drogue, alcool, violence. Malgré une prise en charge à la fois médicamenteuse et psychologique, il reste vulnérable. "Les variations d'humeur, le fait que d'un coup il soit en phase hypomaniaque ou en dépression, sont extrêmement difficiles à gérer. C'est une pression permanente", souligne Sylvie.

Malgré tout, le couple s'estime privilégié par rapport à d'autres parents : "il y a beaucoup de familles démunies parce qu'elles n'ont pas accès à l'information, ou parce que certains psychiatres n'admettent pas la communication avec la famille. Or l'une des clefs du problème, c'est justement de pouvoir intégrer les proches dans la prise en charge. Trop de familles sont isolées et en rupture de relation avec leurs enfants".

Aujourd'hui, Sylvie, qui réside dans la région Midi-Pyrénées, est pleinement investie dans l'association Bipoles31. Elle se consacre à l'aide et au soutien des personnes atteintes de troubles bipolaires ainsi qu’à leurs proches.

Pour davantage d'informations, vous pouvez également contacter l'association Argos2001 à http://argos2001.fr

Source : Interview de Sylvie B., 22 mai 2012

(Destination santé ©)

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