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Actualités santé

Mélanome malin : deux nouvelles molécules prometteuses

[ Publié le 5 juin 2012 ]

*Testées dans le cadre de deux essais clinique, deux nouvelles molécules permettraient d'améliorer significativement la prise en charge du mélanome malin, le plus grave des cancers de la peau. *

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Encore du nouveau dans la prise en charge du mélanome malin. Deux nouvelles molécules ont été présentées à l'American Society of Clinical Oncology (ASCO). Chacune augmente de manière significative la survie sans progression de la maladie.
Une nouvelle molécule, le trametinib

La première étude a été présentée par le Dr Caroline Robert (photo), cancérologue et chef du service de dermatologie à l'Institut Gustave Roussy (IGR) de Villejuif. Elle visait à évaluer l'efficacité d'une nouvelle molécule, le trametinib. Au total, 322 patients atteints de mélanome métastatique ou avancé, porteurs de la mutation, ont été inclus dans cette étude. Les résultats ont montré un risque de progression de la maladie diminué de 56% dans le groupe traité par la nouvelle molécule et une survie sans progression de 4,8 mois contre 1,4 mois pour la chimiothérapie. Le trametinib a aussi démontré un bénéfice significatif en termes de survie globale, avec une diminution du risque de décès de 46% par rapport à la chimiothérapie. "C'est la première fois que nous avons un essai de phase III positif avec cet inhibiteur de la protéine MEK, se réjouit Caroline Robert. C'est vraiment très stimulant. Et dire qu'il y a encore deux ans, nous n'avions aucun progrès dans la prise en charge des mélanomes".
Seconde molécule testée : le dabrafenib
L'autre molécule présentée dans le cadre d'une étude de phase III vise le gène mutant BRAF. Le dabrafenib s'attaque en effet à une protéine de ce gène qui favorise la croissance tumorale. Là encore, l'efficacité de ce nouveau traitement semble avoir étonné les spécialistes. En comparaison d'une chimiothérapie standard, le dabrafenib a permis de réduire de 70% le risque de progression du mélanome (5,1 mois sans progression contre 2,7 mois). Dans un communiqué, l'Institut Gustave Roussy signale "qu'une combinaison du trametinib et de l'agent ciblant BRAF est très prometteuse".
En France, plus de 8.000 cas de mélanome sont diagnostiqués chaque année. Le nombre de décès qui leur est imputable est estimé à 1.570.

Source : 48è congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), Chicago, 1-5 juin 2012 - Interview du Dr Caroline Robert, Chicago 4 juin 2012

(Destination santé ©)

Mot-clef : Cancer peau

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