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Actualités santé

La chaude-pisse de plus en plus résistante au traitement

[ Publié le 6 juin 2012 ]

Plus connue sous le nom de chaude-pisse, l'infection à gonocoque peut causer de graves problèmes de santé si elle n'est pas traitée par antibiotique. De plus en plus fréquente, elle est aussi de plus en plus résistante à l'antibiothérapie.

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Pour les professionnels, elle s'appelle gonorrhée ou blennorragie mais le grand public la connaît davantage sous le nom de chaude-pisse ou de chtouille. De la famille des infections à gonocoques, cette pathologie touche les organes génito-urinaires, l'anus ou la gorge. Les principales victimes en sont les jeunes, le plus souvent les hommes (environ 85%). Elles provoquent des douleurs, particulièrement lors de la miction. D'où le surnom de "chaude-pisse".  

De graves problèmes de santé
Si le malade n'est pas traité par antibiotique ou en cas de résistance à l'antibiothérapie, l'infection peut causer de graves problèmes de santé. Parmi eux, "des infections de l'urètre, du col de l'utérus et du rectum, une infertilité masculine et féminine, un risque accru d'infections et de transmission du virus du sida, des fausses-couches, des naissances prématurées et des infections oculaires graves chez 30 à 50% des nouveau-nés dont la mère est atteinte de gonorrhée", précise l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Rappelons que l'infection à gonocoques, comme toute infection sexuellement transmisible (IST), peut être prévenue par l'utilisation de préservatifs. Un dépistage précoce et un traitement rapide du patient, mais aussi de ses partenaires sexuels, est essentiel pour contrôler la transmission de ces infections très contagieuses.

Des bactéries de plus en plus résistantes
À ce jour Neisseria gonorrhoeae, la bactérie responsable de la gonorrhée, a déjà développé des résistances à de nombreux antibiotiques : pénicilline, tétracyclines et quinolones. Seules restaient encore efficaces les céphalosporines. Or, "plusieurs pays, parmi lesquels l'Australie, la France, le Japon, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède ont signalé des cas de résistance à cette catégorie d'antibiotiques", souligne l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"Du fait de sa forte incidence et de la diminution du nombre de traitements efficaces, la gonorrhée est sur le point de devenir un défi de santé publique", insiste le Dr Manjula Lusti-Narasimhan, du département de la santé reproductive à l'OMS. Chaque année, dans le monde, environ 106 millions de personnes seraient infectées par le gonocoque. Mais "les données disponibles ne montrent que la partie émergée de l'iceberg. Sans une surveillance épidémiologique adéquate, nous ne connaîtrons pas l'étendue de la résistance à la bactérie. De plus, sans recherche de nouveaux antimicrobiens, nous n'aurons bientôt plus de traitement efficace pour les patients", prévient-il.


 

Source : OMS, 6 juin 2012

(Destination santé ©)

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