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Actualités santé

L'air respiré dans le métro serait pollué

[ Publié le 29 juin 2012 ]

On sait que la qualité de l'air parisien laisse à désirer, mais qu'en est-il dans le métro ? Selon l'Observatoire régional de la santé, la pollution y est très différente et son impact sur la santé reste à évaluer.

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L'utilisation du métro est encouragée pour tenter de limiter les émissions atmosphériques liées au trafic automobile, mais qu'en est-il de la qualité de l'air respiré par les usagers des transports publics ? Pour le savoir, l'Observatoire régional de la santé (ORS) d'Ile-de-France a compilé les données de plusieurs travaux réalisés sur le sujet. La pollution de l'air dans le métro parisien est "très différente de celle qui prévaut à l'extérieur" et curieusement, peu d'études lui ont été consacrées, souligne l'Observatoire. A tel point que les risques sanitaires qui lui sont associés ne sont toujours pas clairement évalués à ce jour.

Une pollution plus importante qu'à l'extérieur
Les résultats de cette étude font apparaître "des niveaux de particules particulièrement élevés mais variables" selon les lignes étudiées. Voire, en fonction du lieu de prélèvement, à l'intérieur des stations. Une étude réalisée en 2002 a montré que l'air était plus pollué en particules fines à l'intérieur des rames de RER que sur les quais ou dans les couloirs des stations. Dans tous les cas, les taux mesurés restent supérieurs à ceux qui sont observés en surface !

Un impact sanitaire méconnu
L'ORS a également constaté que "les sources et la composition des particules étaient très différentes de celles des particules relevées dans l'air extérieur". Elles proviennent principalement de phénomènes de friction des matériaux (en raison du frottement des roues sur les rails ou des freinages) et sont riches en fer. Quant à leur impact sanitaire, il reste méconnu. L'ORS explique que "les études, menées essentiellement auprès des travailleurs du métro, n'ont pas mis en évidence de risque à court terme. Les recherches doivent se poursuivre afin de mieux comprendre le potentiel toxique de ces particules, et d'évaluer les risques à plus long terme d'une exposition chronique à ces polluants". La qualité de l'air des enceintes souterraines de transport pourrait donc rapidement s'inviter au "menu" du Grand Paris. Lequel, rappelons-le, vise à modifier en profondeur les transports en Ile-de-France.

Source : Observatoire régional de la santé d'Ile-de-France, 18 juin 2012

(Destination santé ©)

Mot-clef : Pollution

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