Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Chimiothérapie : un antipsychotique pour mieux contrôler les nausées

Actualités santé

Chimiothérapie : un antipsychotique pour mieux contrôler les nausées

[ Publié le 7 juin 2012 ]

Selon une étude présentée au congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), l'administration d'un antipsychotique sur une courte durée permettrait de réduire la fréquence des nausées dues à certaines chimiothérapies. Des résultats qui doivent maintenant être confirmés.

chimiotherapie-traitement_priorite_sante_mutualiste

Un nouvel espoir pour les malades sous chimiothérapie ? Malgré l'administration d'antiémétiques, des produits contre les vomissements, 30% à 40% des malades sous chimiothérapie souffrent de nausées persistantes. Leur qualité de vie s'en trouve dégradée à tel point qu'il est parfois nécessaire de réduire les doses de chimiothérapie pour atténuer ces effets secondaires.

Des patients qui résistent aux traitements classiques
Le Pr Rudolph Navari, du Cancer Institute de l'Indiana, a suivi 205 patients qui étaient pris en charge pour la première fois par une chimiothérapie. Tous ont eu recours aux traitements classiques pour prévenir nausées et vomissements. Dans la majorité des cas, cette approche a permis de les éviter mais 80 de ces malades ont présenté des nausées persistantes. Ils ont donc participé ensuite à une nouvelle étude. Un premier groupe de malades a reçu une dose quotidienne d'un antipsychotique, l'olanzapine, tandis que les malades du second groupe se voyaient prescrire du metroclopramide, un médicament anti-émétique commercialisé sous le nom de Primperan®.

Des résultats probants
Tous les patients ont suivi cette stratégie thérapeutique pendant trois jours, au cours desquels ils ont bénéficié d'un suivi téléphonique. Les résultats sont sans équivoque. Plus de sept patients sur dix dans le groupe recevant l'antipsychotique n'ont souffert d'aucun vomissement. Ils n'ont été que trois sur dix dans ce cas, dans l'autre groupe. Certes, la prescription d'un antipsychotique pose question par rapport à ses effets secondaires. Mais dans le cadre d'une prise en charge de très courte durée (deux à trois jours), sa toxicité resterait faible. Le Pr Rudolph Navari a précisé, en effet, qu'aucun effet secondaire majeur n'avait été relevé chez ces malades, au cours de son étude.

Source : 48è congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), Chicago, 1-5 juin 2012

(Destination santé ©)

Mots-clefs : Cancer , Chimiothérapie

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

CHOISIR

logo_3935_ColDroite


Chimio, curie, radiothérapie : votre chirurgien vous propose plusieurs établissements…

 

Comment choisir ? Nos conseillers santé vous aident à faire le choix.

 

En savoir plus